‹ Hommes Et DieuxChapitre 43 sur 84 · I. Lettres de Madume. de Villars · texte numérisé non relu

I. Lettres de Madume. de Villars

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« ses jolis pieds, pour toute fonction, ne vont pré- « senteinent qu’à faire quelques tours de chambre,

«et, à huit heures et demie, tous les soirs, à la

K conduire dans son lit. » — Pour se désennuyer, la Rosine couronnée chantait comme l’oiseau en cage. « bile fait des opéras, elle joue à merveille du « clavecin , assez bien de la guitare ; en moins de « rien elle a appris à jouer de la harpe. Elle ne « prend pas beaucoup de consolation dans les livres « de dévotion. Cela n’est point extraordinaire à son « âge. Je dis souvent que je voudrais bien quelle « fût grosse et qu’elle eût un enfant*. » — S’il faut le dire, la pauvre reine se consolait encore par la gourmandise. Elle mangeait beaucoup et souvent, avec le plaisir animal qu’apportent à leurs repas les créatures solitaires. Aussi prenait-elle un embonpoint turc, l’embonpoint d’une sultane enfermée dans les salles basses d’un harem. « La reine d’Espagne, — « écrit M'"' de Yillars, — est engraissée au point « que, pour peu qu’elle augmente, son visage sera « rond. Sa gorge, au pied de la lettre, est déjà trop « grosse, quoiqu’elle soit une des plus belles que « j’aie jamais vues. Elle dort à l’ordinairedix à douze « heures ; elle mange quatre fois le jour de la « viande ; il est vrai que son déjeuner et sa collation « sont ses meilleurs repas. Il y a toujours à sa colla- « tion un chapon bouilli sur un potage, et un chapon

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