I. Mémoircx île la cour iriii/mi/iie
SOüS CHAflLliS II.
<( pour la chercher. ^ Les voilà au milieu de la « chambre, sans lumière, allant d’un côté, allant « de l’autre, et heurtant contre tout ce qu’ils trou- « voient. Enfin, le roi impatient demanda à la reyne • « pourquoi elle s’était levée. La reyne répondit que « c’était pour chercher son épagneule. — Comment, « dit-il, pour une mirérable petite chienne, le roi « et la reyne se lèvent ! — Dans sa colère, il donna un « coup de pied à la petite bête qui était venue entre tt ses jambes, et il pensa la tuer. Aux cris qu’elle « l'aisoit, la reyne, qui l’aimoit, ne put s’empêcher (( de la plaindre tout doucement, et elle revint se « mettre au lit bien triste '. » — Le lendemain, le roi se leva soucieux et maussade. 11 partit pour la chass’e sans dire un mot à la reine. Vers le soir, comme la jeune femme, impatiente de rentrer en grâce, s’appuyait contre une croisée pour le voir venir de plus loin, la Camarera la reprit d’un ton sévère et lui dit « qu’il ne fallait pas qu’une reine d’Espagne « regardât par la fenêtre. »
Il ne fallait pas non plus qu’on la touchât, sous peine de la vie. L’impérieuse devise, : Ne touchez pas à la 7'einel n’était pas une vaine formule. La reine, en Espagne, était littéralement impalpable : on ne l’ellleurait, comme les ciboires, qu’avec des mains consacrées. — « Si la lleyne eu marchant a venait à tomber, — dit M'"' d’Aunoy, — et qu’elle