I. //rtwtet, scène XIX. — 2. Ibirl
sous CHAULES 11.
Cependant Charles 11 vit, sans donner signe d’émotion, défiler cette race deux fois morte, puisqu’elle allait expirer en lui. Lorsque sa mère lui apparut, il baisa froidement sa main desséchée. Mais quand vint le tour de Louise d’Orléans, quand il revit la jeune et douce femme qui avait été sa seule joie et sou seul amour, sou cœur se brM, ses larmes jaillirent, il tomba les bras étendus sur la bière ouverte, embrassa longuement la morte, et on l’entendit s’écrier parmi ses sanglots: — « Ma reine! « ma reine! — Mi rcina! — avant un an, je vien- « drai vous tenir compagnie. »
Quelques mois après, Charles II mourait, en léguant l’Espagne au duc d’Anjou.
« Rien n’influe tant sur le grand et sur le petit que « la mécanique extérieure du journalier des sou- « verains. C’est ce qu’une expérience continuelle « apprend à ceux qui sont initiés dans l’intérieur « par la faveur uu par les aflaires, et à ceux du « dehors assez en confiance avec ces initiés pour « qu’ils leur parlent librement. Je dirai, en passant, « par l’expérience que j’ai faite de vingt ans durant « et plus en l’une et l’autre manière, que cette con- '( naissance est une des meilleures clés de toutes les « autres, et qu’elle manque toujours aux histoires.