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inversif le saisissait, il se précipitait avec une fureur indescriptible sur le premier venu de ses camarades, brisant tout pour l’atteindre, cherchant à le sodomiser et à l’étrangler à la moindre résistance. Ce n’est qu'avec la plus étroite surveillance qu’on avait pu empêcher un viol sodomique ou un homicide ; on avait la plus grande peine à lui arracher sa victime.
Le second cas a trait à un sujet atteint de démence sénile ; il est rapporté d’après Mierzejewski (79) :
OBSERVATION 23. — Homme de 65 ans. Ayant occupé une haute situation. Attire chez lui, au moyen d’annonces, des jeunes gens, soi-disant pour leur procurer des travaux d’écriture. Il leur tient un langage cynique et leur conseille les actes les plus pervers et les invite à la pédérastie. Signes évidents de démence sénile.
La troisième observation, empruntée à Wise, un auteur américain, montre des tendances homosexuelles développées très probablement sur un fonds de déséquilibre cyclothymique, tendances qui s’exacerbent nettement lors d’accès maniaques.
OBSERVATION 24. — Lucy-Anne P., veuve de 56 ans. N’a jamais eu de penchant que pour les personnes de son sexe. Malgré sa répulsion pour les hommes, s’est mariée sur les instances de sa famille, à l’âge de 20 ans, s’est conduite en épouse respectable, eut une fille qui vit encore. A la mort de son mari, donne libre cours à ses tendances naturelles, se considère comme un homme et se conduit comme tel. Prend le nom de Joseph Lobdell sous lequel elle a été longtemps connue. Se met à vagabonder habillée en homme, n’ayant de plaisir que pour les exercices masculins. Fut un intrépide chasseur, vécut pendant plusieurs années chez les Indiens où elle menait la vie des trappeurs. Finalement elle s’attache à une jeune fille dont l’inclination pour elle est réciproque et continue avec cette nouvelle compagne sa vie errante, vivant ensemble comme mari et femme; mise en prison pour vagabondage, sa prétendue épouse vint la réclamer avec insistance. Peu après cet incident, elle est prise d’accès de manie qui la conduisent à lAsile de Villard où on peut l’observer pendant des années. Elle présente des accès d’érolisme avec tendances masculines, pendant lesquels elle cherche à assouvir ses ardeurs sur les personnes de son sexe, alternant avec des périodes de dépression physique et mentale.
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Nous ajouterons l'observation suivante, tirée d’un rapport médico-légal, de Lacassagne (56), et dans laquelle l'homosexualité paraît avoir été causée par les conséquences de traumatismes craniens.
OBSERVATION 25. — I] s’agit d’un homme de 37 ans, professeur de lycée, accusé d’avoir eu des relations homosexuelles avec ses élèves. Rien dans son hérédité. Dans ses antécédents personnels, à l’âge de 8 ou 9 ans, deux violents traumatismes craniens dont les cicatrices sont encore visibles sur le cuir chevelu sont suivis de troubles cérébraux et psychiques ; maux de tête, insomnie, accès de tristesse, accès de lubricité et de perversion génitale. Cette perversion se manifeste par des attouchements sur ses camarades, par des rêves voluptueux ayant des hommes pour objet. Par la suite, dégoût pour la femme, aucun rapport hétérosexuel régulier, mais ses fonctions de directeur des écoles lui permettent d’avoir des relations avec de nombreux élèves, d’où dénonciation et poursuites judiciaires. Il y a excitation et inversion de l’instinct génésique. Au physique, appelé par ses camarades la fille, la demoiselle ; au carnaval, s’habillait en femme et contrefaisait le sexe féminin à s’y méprendre ; voix aiguë, verge petite, système pileux normal.
Chevalier (15), à propos de ces cas, insiste sur les caractères de la perversion, qui se manifeste alors avec brutalité par accès transitoires, avec obnubilation de la conscience; il est difficile, dit-il, de méconnaître l’empreinte d’un état pathologique dans ces faits. Par ailleurs, il a remarqué les modifications des caractères morphologiques, observées comme dans le dernier cas mentionné plus haut.
L'autre sexe, écrit-il, n’est pas à l’abri des altérations morphologiques semblables. Vous avez certainement rencontré de par le monde, des femmes qui n’ont de féminin que le nom et le costume, compagnonnes barbues et poilues, hautes en couleur, anguleuses, la poitrine plate, les épaules larges, le bassin étroit, les membres forts, la voix rude, la démarche masculine, hommasses, méprisant les petites occupations de leur sexe, fumant, sacrant, se grisant, se battant, tout comme des portefaix. L’histoire anecdotique est pleine des prouesses gaillardes ou guerrières de ces viragos ; rapts au château, chevauchées noc-
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turnes, batteries d’auberges, duels pour une belle, faits d’armes sur le champ de bataille, rien ne manque à leur auréole masculine. Les mœurs modernes ont changé tout cela, mais elles n’ont en rien corrigé les tendances sexuelles qu’on a toujours vu être peu accusées, nulles ou interverties.
La maternité répugne à ces êtres hybrides, qui prennent plus volontiers une maîtresse qu’un amant, comme fit cette fameuse Maupin-la-Bretteuse qui, au sortir d’un bal, ferrailla avec trois gentilshommes, servit à tous les trois un coup d’épée et emmena la belle, objet du litige.
En Russie, Tarnowsky (124), dans son ouvrage sur l’Instinct sexuel et ses manifestations morbides, estime que l’on a donné dans les études antérieures trop peu d'attention à la tare héréditaire et à la maladie.
Il insiste sur les cas où les altérations de la vie génésique se manifestent de temps à autre, sous formes d'attaques morbides ; ces attaques sont séparées par des intervalles durant lesquels les fonctions sexuelles s’accomplissent de façon normale. Il désigne ces cas sous la dénomination de pédérastie périodique ; les assimilant avec les psychoses périodiques où se manifestent des accès occasionnels de troubles mentaux, alors qu’il existe de longs intervalles pendant lesquels la puissance mentale fait preuve d’une activité relativement normale.
Pour Tarnowsky (124), ces manifestations d’homosexualité périodique seraient l’expression d’un tempérament psychopathique héréditaire.
A côté de cette classe, il décrit l'homosexualité épileptique, dans laquelle les désordres génésiques apparaissent liés aux troubles mentaux de l’épilepsie psychique ; cette forme, comme la précédente, est fondée sur une infirmité héréditaire.
Dans un second groupe, celui des perversions acquises ou de l’homosexualité acquise, il faut, écrit-il, faire entrer les perversions sexuelles symptomatiques de la décrépitude sénile, pédérastie sénile, et aussi celles que l’on observe au stade initial de l’idiotie paralytique, pédéraslie paralytique.
Voici plusieurs observations de Tarnowsky ; les pre-