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avoue sa fugue amoureuse, lui disant qu’elle est trop vieille, qu’il préfère les « jeunes poulettes ».
Au bout de deux mois, il quitte son amie et, à son retour, s’arrête à Paris où il va se reposer dans une maison de santé de la banlieue.
La guerre le surprend chez lui, et il subit l’invasion allemande. Il se montre très coléreux, irritable. En 1917, sur un certificat du Docteur Raviart, les Allemands l’évacuent sur la Suisse.
C’est peu avant la guerre que semblent s’être manifestées pour la première fois des tendances homosexuelles chez cet homme dont jusque là les tendances étaient normalement dirigées. En effet, il est victime alors d’une tentative de chantage de la part d’un jeune homme.
Depuis 1920, de nombreux faits analogues se produisent ; l’un alors qu’il était venu se reposer dans une maison de santé de Neuilly, probablement pour un second épisode dépressif. Se trouvant dans un urinoir à côté d’un jeune garçon de 13 ans, il lui exhibe sa verge en disant : « Regarde comme elle est grosse. >» Amené au commissariat sur plainte du jeune garçon aux agents, il se disculpe en disant que son exhibition a été tout involontaire et qu’il n’a tenu à l’enfani aucun propos obscène.
Une autre fois, à Tourcoing, le commissaire de police intervient par une verte semonce pour un attentat à la pudeur commis dans les mêmes conditions.
Pour ne pas ébruiter une autre affaire de mœurs avec un jeune garçon, il est obligé de verser une forte somme à un père de famille.
Nous n’avons que peu de renseignements sur tous ces antécédents déjà lointains, et que le malade nie systématiquement. Nous retiendrons seulement les tendances homosexuelles qui s’y manifestent et qui se sont prouvées de façon indiscutable dans la dernière affaire qui a amené l’internement actuel.
Par ailleurs, il n’a jamais présenté d'idées délirantes, ni d’hallucinations, non plus que de crises convulsives. Malgré la rareté des relations sexuelles qu’il a eues avec sa femme, ils ont eu six enfants, tous bien portants, d'intelligence moyenne et normaux. Depuis 10 ans, il n’aurait à peu près plus de rapports conjugaux avec son épouse.
Le 2 juin 1931, A. rencontrait à la gare du Nord le jeune B..., âgé de 14 ans, et liait conversation avec lui. Il lui déclara qu’il éprouvait beaucoup de sympathie pour lui et manifesta le désir de lui écrire. B.. accepta et A. promit au jeune homme d’aller le voir à l’établissement scolaire de X. en banlieue, où il était en pension. Il fut convenu que, pour ae ces relations, A. se ferait passer pour l’onclesderbr.
Des lettres furent effectivement échangées entre A. et B.…., et le 18 juin A. se présentait au collège de X. comme l’oncle du jeune homme. Le Directeur de l'établissement, dont la bonne foi fut surprise, autorisa A. à emmener B.. pour la journée.
Les deux amis déjeunèrent dans un restaurant à X., puis prirent le train pour Paris, se rendirent au cinéma Paramount, dinèrent au restaurant et rentrèrent ensemble à « Apollo Hôtel >» où logeait A...
Entre temps, vers 5 h. du soir, A. téléphonait au collège de X. que B.… était malade et ne pouvait rentrer avant le dimanche suivant. Le Directeur donna l’ordre qu’il rentre immédiatement, il n’en fut pas tenu compte.
A l’hôtel « Apollo », A. prit pour son soi-disant neveu une chambre au deuxième étage, l’y conduisit et se rendit à sa propre chambre, située au premier. Un quart d’heure plus tard, il allait chercher B... et l’invitait à venir dans sa chambre. L’invitation fut acceptée. L’un et l’autre se couchérent dans le lit de A...
Après avoir éteint la lumière, a déclaré le jeune homme au commissariat de police, il s’est livré à des attouchements de mes parties sexuelles. Enfin il m’a fait tourner sur le côté et a introduit sa verge dans mon anus. Il s’est livré à cette pratique à trois reprises. Je ne me suis pas défendu, je n’ai pas appelé et il n’a pas exercé de violences. J’ai regagné ma chambre ensuite et je me suis endormi.
Le lendemain, de bon matin, A. et B.. allèrent ensemble entendre la messe. A. se rendit ensuite à ses affaires. Vers 9 h., il retrouva B.…. qui avait téléphoné à X. d’où on lui avait répondu que son père avait été informé de son absence. Le jeune homme se rendit à la gare du Nord, accompagné de A. et rentra seul à X.
A. envoya au père un télégramme signé B.. l’informant que celui-ci rentrait à sa pension
M. B.. père se rendit à X., se fit expliquer par son fils ce qui s’était passé et porta plainte pour enlèvement de mineur.
A... fut arrêté. Il reconnut l’ensemble des faits, y compris les attouchements auxquels il s’était livré sur B.., mais protesta qu’il n’avait pas fait autre chose et qu’il n’avait pas introduit sa verge dans l’anus du jeune homme.
A l'instruction, B... déclara : « A... m'a fait ça par derrière, c’est-à-dire entre les fesses, j'ai senti que j'étais mouillé. »
A. répondit: « J’affirme que je n’ai pas enculé cet enfant. »
Il est à noter que le jeune B... est représenté par son Directeur comme un élève très intelligent mais dont la conduite Jaissait à désirer. Il était très fréquemment puni et faisait