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l’objet d’une surveillance spéciale. Il avait été même question, pendant un certain temps, de le renvoyer.
Pendant l'instruction, Mme A.., avertie de l’inculpation de son mari, écrivait au juge d'instruction pour dire qu’il s’agissait d’un psychopathe à enfermer dans un asile d’aliénés. Elle fournissait des renseignements sur les internements antérieurs, les consultations médicales dont il avait été l’objet. M. R. de Fursac fut commis pour examiner A. et, dans son rapport, concluait à l’irresponsabilité et à la nécessité de l’internement pour les motifs suivants :
« Est atteint de dégénérescence mentale, Débilité profonde de l’intelligence et de la volonté. Hypomoralité. Excitation légère de type hypomaniaque, constitutionnelle d’après les renseignements reçus, mais accentuée dans ces dernières années. Anomalies sexuelles, érotisme morbide, homosexualité, exhibitionnisme. Hérédité pathologique (frère interné), un internement antérieur. »
Il est interné à l’Asile clinique le 20 août, puis transféré à l’Asile de Vaucluse le 23 août. Voici les certificats délivrés dans les deux asiles.
Asile clinique. — Le 20 août 1931 : Est atteint de déséquilibre mental avec troubles de la conduite. Légère excitation par intervalles. (Docteur Simon).
Asile de Vaucluse. — Le 23 août 1931 : Excitation intellectuelle avec optimisme, difficulté du calcul, approbativisme, dysarthrie, tremblement de la langue et des doigts, vraisemblablement symptomatique de paralysie générale (Docteur Paul Courbon).
Le 6 septembre 1931 : Déséquilibre mental avec perversions sexuelles (Docteur Génil-Perrin).
Le 7 décembre il est transféré à la maison de santé de Neuilly-sur-Marne. Interrogé alors, A. se montre excité, logorrhéique, mais réticent sur les faits qui ont amené son arrestation, puis son internement. Voici, du reste, sa version des faits. Dans la prise de contact entre B.. et lui, l’initiative serait venue de B.. qui se serait plaint à lui, lors de leur première rencontre à la gare du Nord, d’être négligé par son père et peu souvent visité au collège. II lui apprend l'existence, réelle du reste, d’un oncle autorisé à le visiter et auquel s’est substitué A... lors de sa venue à X. C’est sur l'initiative du jeune homme que s’effectue le voyage à Paris, qu'est donné le coup de téléphone pour différer la rentrée au collège. « Le soir, à l’hôtel, dit A.., je lui ai pris une chambre voisine de la mienne, je lui ai dit bonsoir et malheureusement je lui ai dit de venir me dire bonsoir dans ma chambre. Là il y a eu un attouchement et pas autre chose, Jai aussitôt regretté mon acte. Il y a eu une plainte