Celliez et Varin à Bouchotte, 25 juillet (A. G
2. Celliez et Varin à Bouchotte, 25 juillet (A. G.); Courtois à Bouchotte, 5 juin (Charavay, Carnot II, 330).
3. Rapport de Ronsin, 17 août (A. G.) ; Gf Valenciennes^ 174-176»
ferait pendre aussitôt? » Celliez Taccusait même de connivence avec l'ennemi : puisque Chérin dirigeait le service de l'espionnage, n*avait-il pas trouvé l'occasion de trahir la République (i)?
Quant au collègue de Chérin, l'adjudant-général d'Ardenne, il avait fait, le 2 avril, arrêter Pille qui résistait à Dumouriez ; il avait pris la place de Pille à l'état-major; il était en relations étroites avec Custine et Le Veneur (2).
Les commandants des forteresses n'étaient pas davantage épargnés, et Bouchotte les suspendait pour la plupart : Tourvilleà Maubeuge, Rosières à Douai, Gobert à Philippeville, Lapalière à Cambrai, Neyrod au Quesnoy, Kerenveyerà Dunkerque.
Le lorrain Chapuis de Tourville, volontaire à quinze ans, colonel du 18*" régiment d'infanterie, ci-devant Royal- Auvergne en 1791, maréchal de camp en 1792 et lieutenant-général depuis le 8 mars 1793, avait, dès le premier instant, abandonné Dumouriez. 11 maintenait Tordre parmi les troupes de Maubeuge et déclarait qu'il ne souffrirait pas dans l'armée des « gens sans frein ». D'Harville le regardait comme un des meilleurs généraux de la République et le jugeait intelligent, dévoué à la patrie, toujours occupé des besoins du soldat et partageant leur peine, humain et compatissant autant que juste. Du Bois du Bais le défendait avec chaleur contre les attaques des émissaires jacobins ; il avouait que Tourville était sévère et que ce vieux militaire avait le -caractère « un peu rude » et « l'ancienne manie d'une
J. Cf sur Chérin Trahison de Dumourie?., 192 et Valenciennes, 190-191, 195; Celliez et Varia à Bouchotte, 31 juillet (A. G.); Chérin, arrêté, écrivait le 5 au Comité pour comparaître devant le tribunal révolutionnaire.