Poucart et Finot II
de York. Trop faible, lui aussi, pour s*emparer de Bergues et s'assurer de la seule route qui relie cette forteresse à Dunkerque, ne pouvant s'avancer entre la place et la petite Moëre, il avait dû s'installer, non pas entre le canal de Furnes et le canal de Bergues, mais entre le canal de Bergues et TYser. Par suite, York et Freytag étaient isolés et il leur devenait presque impossible de s'appuyer mutuellement : séparés par les Moëres, ils ne communiquaient l'un avec l'autre qu'en faisant un détour et en passant par Furnes. Le maréchal Freytag reconnaissait le danger : il envoya son premier aide de camp, le colonel de Spôrken, dire au roi d'Angleterre qu'il redoutait d'être bientôt attaqué par des forces supérieures, qu'en ce cas il abandonnerait les quartiers et irait s'établir en arrière, à Hondschoote, entre la grande Moëre et l'Yser, mais que l'expédition échouerait certainement si Dunkerque ne se rendait sous peu de jours (1).