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Billaud et Niou au Comité, 11 août (A. G

tandis que les contingents occuperaient les points qui n'étaient que faiblement menacés (1).

Gay-Vernon proposait avec plus d'insistance que jamais de faire refluer sur Tarmée du Nord toute Tarmée des Ardennes et la cavalerie entière de l'armée de la Moselle (2) .

Berthelmy mandait à Bouchotte qu'on n'avait besoin que de renforts pour chasser l'adversaire et qu'il suffisait d'augmenter la cavalerie et d'amener 30.000 combattants de la région de l'Est (3).

Kilmaine déclarait qu'il fallait laisser à l'armée de la Moselle 25.000 hommes et dépêcher le reste soit dans les Flandres, soit dans les camps de l'armée des Ardennes qui se joindrait à celle du Nord: « L'égoïsme nous perd, » disait-il, et il accusait, non sans raison, les généraux, les départements, les villes, de penser à leur propre intérêt et à leur défense particulière, et non pas à l'ensemble. Le Nord n'était-il pas le point principal, l'endroit sur lequel les alliés tournaient leur plus violent effort? N'était-ce pas là, par conséquent, que devraient se réunir les forces les plus sérieuses de la République? Quoi! l'armée du Nord combattait dans un pays de plaines immenses, et elle avait moins de cavalerie que les autres armées! L'infanterie, ajoutait Kilmaine, n'est que secondaire en cette région ; souvent même elle nuit ; au lieu d'en obtenir du secours, il faut la secourir, la dégager et passer son temps à la sauver du péril (4) .

Bouchard pensait comme Kilmaine. Lui aussi affirmait qu'il y avait trop d'armées, que toutes étaient « paralysées », qu'aucune ne pouvait « agir offensive-

1 Mémoire de Sauviac, 31 août (Â. G.).

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