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Kilmaine à Bouchotte, 31 juillet, 7 et 10 août (A. G

ment » et « porter de grands coups », qu'on ferait bien de calculer différemment, de former des corps considérables, de dégarnir l'armée de la Moselle dont les positions défensives ne pourraient être enlevées qu'après de rudes combats (1).

Le Comité céda. Déjà, par un arrêté du 23 juillet, il avait ordonné de prendre aux armées des Ardennes et de la Moselle 6.000 hommes d'infanterie et 3.000 hommes de cavalerie. Déjà, Prieur de la Marne et Jeanbon Saint- André, chargés par un arrêté du l'"" août de se concerter avec les généraux, obtenaient, non sans peine, de Beauharnais et de Schauenburg 11.375 hommes qui seraient dirigés sur le Nord tout organisés et prêts à se battre. Le 8 août, le Comité prescrivait à Prieur et à Jeanbon de tirer des armées de la Moselle et du Rhin 30.000 hommes qui seraient transportés en poste dans un camp intermédiaire, à Péronne et à Saint-Quentin, et il consacrait une somme de cinq millions aux frais de l'opération.. Les circonstances, disait le Comité, étaient devenues de plus en plus aggravantes ; il fallait refouler Cobourg qui faisait des « progrès rapides » et qui menaçait Paris, par suite la République dont l'existence dépendait de la sûreté de Paris ; il fallait sauver a tout le corps politique > ; il fallait envoyer à l'armée du Nord un secours effectif et si nombreux que tous les esprits fussent rassurés et comprissent que le mal, le véritable mal qui était au Nord, allait être sur-le-champ réparé ; il fallait lui envoyer les troupes les mieux armées et les plus aguerries, la rendre égale à l'armée que Cobourg, Clerfayt, les Anglais, les Hanovriens, les Hollandais et les Hessois rassemblaient sur cette « malheureuse ligne »

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