Corresp. de Le Bas, 1837, p. 3i
3. Cf. notamment une lettre du Comité, du 6 octobre, aux représentants à l'armée du Rhin. (Rec. Aulard VII, 252.)
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rompu avec Custine; mais, ajoutait-il, « il y a loin entre haïr un contre-révolutionnaire et aimer la nation. » II avait une antipathie profonde contre Berthelmy et, un mois auparavant, s'efforçait de le chasser de l'armée, l'accusait d'insolence et d'incivisme; Berthelmy, avait-il dit, paraissait mal disposé, ne devait son avancement qu'à la cabale et ne ferait certainement que nuire aux opérations. Enfin, Jeanbon avait la conviction que le soldat était partout excellent, mais que les états-majors étaient gangrenés; la grande mesure qui de jour en jour devenait nécessaire, indispensable, c'était, répétait-il, la destitution de tous ces états-majors dont aucun ne désirait sincèrement le bien de la chose publique (1).
Carnot marquait, il est vrai, à Bouchard, que le Comité avait reçu la nouvelle de ses brillants succès avec la plus vive satisfaction. Mais il regrettait infiniment que le général n'eût pas exécuté son premier projet, le « grand projet », n'eût pas marché directement par Fumes, Ostende et Nieuport pour envelopper entièrement l'armée anglaise et l'écraser. Il avait recommandé à Bouchard d'éviter le morcellement, de frapper un coup terrible. Bouchard avait-il obéi ? Avait-il eu la vigueur que lui prescrivait le Comité ? Avait-il profité de l'énergie française et de la confiance qu'il inspirait aux troupes? Avait-il jeté sur les ennemis la masse de «es forces (2)?
Pareillement, Boucholte avait félicité Bouchard de la bataille du 8 septembre. Mais, de même que Carnot, il
1. Cf. plus haut, p 106, ainsi que les discours de Jeanbon aux jacobins (20 sept., Journal de la Montagne du 22, et Mon, du 25) et à la Ocovention (24 sept.. Mon, du */6).