‹ Honoré de BalzacChapitre 4 sur 11 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

Birotteau pendant six ans à l'état d'ébauche, en désespérant de pouvoir jamais intéresser qui que ce soit à la figure d'un boutiquier assez bête, assez médiocre, dont les infortunes sont vulgaires, symbolisant ce dont nous nous moquons beaucoup, le petit commerce parisien. Eh bien, Monsieur , dans un jour de bonheur, je me suis dit : « Il faut le transfigurer en en faisant l'image de la probité! » Et il m'a paru possible. » Dans le Curé de village, il raconte par quels moyens l'abbé Bonnet, modèle de vertu et de charité, a fait d'une population mauvaise, sans croyances, vouée aux méfaits et même au crime, une population animée du meilleur esprit, religieuse, honnête, excellente! Que nous voilà loin des Goncourt et de M. Zola, de Germinie Lacerteux et de Pot- Bouille! Théophile Gautier disait vrai, lorsqu'il écrivait en 1858 : « Balzac, que l'école réaliste semble revendiquer pour maître, na aucun rapport de tendance avec elle. »

Si ce volume offre quelque intérêt, il le doit surtout aux communications qui m'ont été faites, avec une si généreuse libéralité, par l'homme du monde qui sait le mieux son Balzac et qui, en possession de tous ses papiers, lui a déjà consacré de si curieuses et si importantes publications : J'ai nommé M. le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul. Qu'il reçoive ici l'hommage de ma sincère gratitude!

M. Anatole Cerfberr, l'un des auteurs du Répertoire de la Comédie humaine, et M. Georges Monval, le savant archiviste de la Comédie française,

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