PA DL
préparé à ses fonctions, qui ne voiten elles qu'un moyen d'augmenter les revenus de sa retraite, — moins exigeant donc sous le rapport de l'indemmité, — et qui cherche avant tout sa tranquillité. Ailleurs, c’est un employé de la ville, qui, entre un séjour aux octrois et un autre à la recette municipale, est nommé pour quelques années aux fonctions de Directeur. Cet homme eût-il toute l'intelligence et la bonne volonté désirables qu’il ne peut être à la hauteur de la situation : nous ne pouvons admettre qu'on introduise à la Direction un retraité au lieu d’un homme jeune, qui devra faire toute une carrière dans ce poste, ou un employé quin'y fera que passer el qui sera à peine au courant lorsqu'on l'appellera à d’autres fonctions.
Nous devons ajouter à ces inconvénients d'ordre général ceux qui sont forcément inhérents à ce genre de choix : le Directeur, pris parmi les fonctionnaires de la ville, est généralement la créature du parti politique en majorité, fait qui s'aggrave encore de celui que le titulaire est un hommedont les connaissances générales sont rudimentaires,les études préalables généralementnulles et qui, comme tous les incompétents investis d’un pouvoir, l’exercent, toujours avec suffisance, parfois indélicatesse et souvent avec grossièreté : nous avons appris qu’un de ces employés communiqua à des tiers le casier judiciaire d’une personne attachée au même établissement et confié secrètement (est-il besoin de le dire?)à l'administration par l’autorité judiciaire.
Nous croyons voir dans l'état de choses actuel la cause d’ennuyeux conflits qu'a parfois avec l'administration le corps médical, conflits qui se manifestent par l’emploi envers ce dernier de petits moyens, hypocrites, d’un goût parfois douteux, dont le caractère seul indique le niveau moral des gens dont ils proviennent.
RRUC EN
L'autorité même de ces hommes auprès du personnel se trouve bien vite amoindrie, par suite des alternatives d'arrogance et de familiarité dont celui-ci est l’objet.
Nous ne pouvons énumérer tous les griefs que nous connaissons ou qu'on nous signale sur ce point, et, ayant conclu précédemment à la présence nécessaire, à la tête de l'hôpital, d’un directeur, constatant maintenant l’insuffisance notoire de la plupart des employés qui en remplissent partiellement les fonctions nous voudrions voir en cette place des hommes présentant toutes les garanties nécessaires.
Il conviendrait d’abord d’exclure toute considération de politique municipale, et la meilleure solution qui nous semble devoir être proposée (si l’on admetune centralisation des directions hospitalières au Bureau d'hygiène et d'assistance publiques au ministère de l'Intérieur) est l’établissement d’un concours ouvert à des hommes jeunes, qui auront ainsi les garanties d'un traitement fixe, suffisant et régulièrement augmenté, d’une retraite consécutive, et pourraient en outre passer d'un hôpital à un autre. Ce concours assurerait, en plus des connaissances générales qu’il déterminerait, l'aptitude nécessaire aux points de vue spéciaux des éléments indispensables d'hygiène et de droit administratif.
Ajoutons qu'autant qu’il est matériellement possible, le Directeur de l'hôpital doit être logé dans l'établissement, afin que sa surveillance soit constante et qu'il puisse se rendre aussi promptement que possible là où sa présence peut devenir nécessaire et urgente ; et qu'en aucun cas — comme cependant le prévoit l’article 49 du Règlement, au sujet du personnel secondaire — son autorité ne doit être suppléée en son absence par celle d’une surveillante en chef ou d’une supérieure des sœurs!