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LE PERSONNEL SOIGNANT

Nous abordons peut-être dans ce chapitre la question de notre sujet la plus grosse de conséquences pratiques el s’il est superflu d'insister sur l'importance du rôle de gardes-malades à la hauteur de leur tâche, l'insuffisance professionneile qu'on nous signale généralement nous oblige à dire bien haut l'urgence qu'il y a à réformer l’état actuel du personnel soignant. Devant les résultats acquis sous ce rapport pendant ces quarante dernières années dans les hôpitaux des grandes villes et en particulier dans ceux de l'Assistance Publique, nous comprenons combien il est nécessaire que les hôpitaux de province ne restent pas éternellement en arrière. L'insuffisance régnait, à ce point de vue, dans tous les hôpitaux de France, il y a quelque cinquante ans; les critiques adressées aux hôpitaux de Paris d’alors n'ont qu'à être à nouveau transcrites pour s'adresser à l'heure actuelle à nos hôpitaux de province, où le personnel mixte existe encore, tel qu'autrefois, dans plus du dixième des établissements :

«… Trois mille serviteurs ou servantes, dont cinq cents «religieuses seulement, formaient le personnel hospitalier. « La direclion de ce personnel, sauf..., était eutre les « mains des religieuses. Les règlements administratifs et «les Conseils médicaux devaient céder le pas aux exigences «de la règle monastique. On a affirmé quece personnel «rivalisait de dévouement; unfaitest certain, c’est qu'il «rivalisait d’ignorance et d'inaptitude. Aucune capacité «n’était exigée des religieuses ; quant au personnel servant,

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