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complètement laïcisé pour proposer ce moyen comme palliatif. Nous devons cependant répondre à l’objection de certaines administrations au sujet du surcroît de dépenses entraîné par la laïcisation, que les médecins ne peuvent réclamer un nombre aussi considérable de personnes compétentes qu'il y a actuellement de sœurs dans un hôpital. Pour ce qui regarde les services généraux, même pour les services de vieillards hospitalisés, nous ne réclamons pas de savoir spécial, mais il n’en est plus de même pour les salles de malades, et nous croyons utile de rapporter ici les conclusions d’un rapport du Dr Napias, annexé d’ailleurs au Règlement général, dans une circulaire du 17 juillet 4899, et qui réclamait pour le personnel secondaire :
1° Un certificat ou diplôme spécial ;
20 et 30 La création d'écoles près des Facultés, où les élèves passeraient un an au moins ;
70 Un salaire relevé, une retraite assurée.
Lorsque les administrations tiennent à conserver un personnel religieux, cela ne nous semble nullement incompatible avec la possession du diplôme, et nous savons que les membres de quelques congrégations l’ont naguère obtenu : les Augustines de l'Hôtel-Diea suivirent à Paris les cours des Ecoles d'infirmières; le fait s’est produit dans quelques villes, notamment à Lyon. Il ne nous semble en rien abusif que le pouvoir central exige une consécration de leurs connaissances de la part de personnes appelées à donner leurs soins aux malades, comme il exige les brevets nécessaires de celles qui se consacrent à l’enseignement. Si le savoir de nos sœurs devient réel et organisé, peu importe l’habit, à condition qu'il puisse, dans le service, être
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recouvert d’une blouse et que la congrégation sache dûment tenir son rôle, sans empiéter en rien sur celui de l'administration ou du corps médical.
Pour le personnel laïque, qu'il s'agisse de surveillantes ou du personnel auxiliaire, nous devons réclamer également qu'il soit suffisant, et comme nombre et comme savoir. Les essais de création d'écoles d’infirmiers ou d’infirmières en province n'ont pu donner que de bons résultats au point de vue du savoir, mais il est nécessaire que les administrations fassent une différence entre les personnes qui possèdent et celles qui ne possèdent pas de diplôme : ce qui n’est pas toujours réalisé.
Signalons enfin la nécessité qu'il y a d'accorder au personnel un salaire plus élevé, régulièrement augmenté, et une retraite après un nombre donné d'années de services : conditions indispensables pour la stabilité du personnel qui fait si souvent défaut, ce dont les médecins ont sans cesse à se plaindre. Il est nécessaire également que tous les avantages en nature accordés au personnel soient suffisants. La question de la nourriture a d’ailleurs été prévue au Règlement, à l’article 51, sur l'application duquel nous préférons ne pas nous étendre : « .… Le personnel «nourri dans l'établissement pourra avoir un régime par- « ticulier différent du régime ordinaire des hospitalisés, et « qui ne sera pas inférieur à celui des pensionnaires € payants. »
Il serait enfiu désirable que le personnel ne restât pas exposé à des renvois arbitraires sans pouvoir présenter sa défense à qui de droit ; c’est encore un motif qui nous fait demander l'exercice d’un pouvoir central dans nos hôpitaux.
Ces mesures dont nous venons deparler, dont le but serait
sera
d'assurer la stabilité du personnel soignant, seraient avantageusement mises en œuvre, même s’il était impossible de posséder dans tous les établissements, au début tout au moins, un nombre suffisant de personnes diplômées. Avec un personnel stable, les médecins s’attacheraient, en effet, plus volontiers à son éducation; mais le continuel changement est le plus grand échec à toute bonne volonté.
A PCT