‹ Hopitaux de Provence Leur Interne en MédecineChapitre 18 sur 23 · EXISTENCE. — RECRUTEMENT. — AVANTAGES MATÉRIELS. — RÈGLEMENTS · texte numérisé non relu

EXISTENCE. — RECRUTEMENT. — AVANTAGES MATÉRIELS. — RÈGLEMENTS

[Il nous semblerait très intéressant — bien qu'il nous

ait été impossible de le faire — de relever, sur le nombre total des hôpitaux de province, le nombre de ceux qui possèdent des internes ; et nous ne saurions actuellement donner une proportion, même approximative. Nous croyons bon d'insister sur l'importance qu'offre l'existence de l’internat, tant au point de vue de l'utilité même des malades qu’à celui de l'intérêt qu'offre cette institution pour les étudiants en médecine, et nous devons regretter que, si les hôpitaux voisins des villes où siègent des facultés ou écoles possèdent des internes et peuvent assez facilement les recruter, les villes plus éloignées en soient dépourvues, ou totalement ou par intermittences.

Nous voudrions que l'institution de l’internat devint généralisée et d’un fonctionnement plus uniforme, pour voir disparaître les faits étranges qui nous sont signalés. Dans l'hôpital d’une Préfecture, l'administration demande, pour quelque temps et selon les besoins, un étudiant à l’école la plus proche, pour remplir les fonctions d’interne ; dans un autre, où l'internat a été fondé sur l'initiative de la Commission administrative, on a pu voir un médecin refuser l’assistance de l'interne, le considérant, selon sa propre expression, comme un mouchard de l'Administra-

tion. Disons enfin que nombre d'hôpitaux, même assez importants, ne possèdeut qu'un interne, nommé pour éviterles récriminations de l'opinion publique, qui réclame la présence constante d'un médecin à l'hôpital, et que cet interne, surchargé de besogne, ne peut suffire à sa tâche, ni prendre le temps nécessaire à son travail personnel. Nous désirons donc non seulement que tous les hôpitaux — ceux au moins ayant une centaine de lits — possèdent un internat, mais encore que le nombre des internes soit suffisant. D’après la statistique que nous avons faite, les hôpitaux où l’internat est organisé de façon satisfaisante possèdent un interne par 50 à 70 malades. C’est là, nous semble-t-il, un nombre qui constitue une moyenne digne d'approbation. Nous avons pu nous rendre compte, à l’hôpitalde Saint-Germain, qui possède trois internes pour 220 lits de malades aigus, que le service est suffisamment chargé dans ces conditions, et que le nombre de trois internes est un minimum indispensable pour qu’un service de garde sérieux et constant puisse être assuré, surtout lorsque ce service comporte la responsabilité des accouchements. Constatant que cet hôpital est celui qui, dans notre relevé, possède le moins grand nombre de lits, nous nous demandons comment, dans les hôpitaux plus vastes, nos collègues, souvent seuls, quelquefois à deux, peuvent assurer le service, non pas qui leur incombe — ce nous semble fastidieux — mais devrait leur incomber. Le mode de nomination des internes se fait soit au choix, soit le plus souvent par voie de concours : tous nos collègues se montrent partisans de ce dernier mode de recrutement, qui donne plus de garanties au point de vue professionnel, offre pour les internes eux-mêmes l'avantage d’une nomination plus équitable et leur confère des droits

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plus solides et une autorité plus grande. Quant à la forme du concours, il est, de l'avis de tous nos collègues, désirable qu’elle soit modifiée là où il n'existe pas d’épreuve clinique: ce n’est pas pour rendre le concours plus difficile, mais nous croyons que cette épreuve, convenablement choisie, offrivait une appréciation meilleure de la part d'un jury composé en général de praticiens et jugeant de cette façon les candidats sur un ensemble plus grand de connaissances.

Nous reviendrons au chapitre suivant sur une forme régionale de concours que nous voudrions voir appliquer, dans l’intérèt même des internes et de leurs études médicales.

La durée des fonctions d’interne est variable, non limitée en général pour ceux nommés au choix ; pour ceux nommés au concours, elle est de deux, trois ou quatre années, selon les hôpitaux. Un minimum de trois ans nous semble désirable. Dans la plupart des cas, les internes peuvent obtenir la prolongation de leurs fonctions pendant une ou plusieurs années, après avis favorable de leurs chefs de service ; nous ne voyons à cet usage d’autre inconvénient que celui de pouvoir entraîner l'existence de concours partiels, offrant aux candidats un trop petit nombre de places ou une place unique, entraînant donc une émulation moins grande, partant un recrutement moins avantageux,

Très variable également est l’époque d'entrée en fonctions ; ne serait-il pas désirable qu’elle coïncidât, autant que possible, avec le début de l’année scolaire ?

Il no nous semble pas superflu d’éxaminer rapidement les divers avantages matériels que procure l'internat à ses titulaires, et, même à ce titre, il nous semblerait utile

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