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vice, etcertaines décisions urgentes restent en suspens, ou bien, écueil précité, les administrateurs s’en remettent à certains agents du personnel dont la compétence et la valeur sont encore plus discutables.
Enfin le fait qu'un administrateur a la direction de l'hôpital pendant une semaine est encore très critiquable : en dehors des oppositions systématiques signalées plus haut, ajoutons que le nouveau venu ignore souvent un rôle qu'il n'a à Jouer que d'une façon passagère; aussi donnonsnous notre approbalion aux quelques commissions qui, tout en admettant le service par roulement hebdomadaire pour les signatures et les affaires urgentes, ont chargé chacun de leurs membres d'un service particulier, dont le titulaire peut ainsi acquérir une plus grande connaissance (Bâliments, Personnel médical, Personnel soignant, etc.). Cette mesure serait, à défaut d’autres, utilement généralisée.
Quelle réforme donc proposer pour améliorer l'état de choses actuel ? Le directeur d'un hôpital de province, fort compétent sur ces questions, et qui nous a communiqué des opinions intéressantes, en arrive à une mesure radicale : l'initiative du directeur (quand il existe) étant fort compromise, sa responsabilité mal établie, il y aurait lieu de nommer, à la tête de chaque hôpital, un directeur compétent, par une voie qui reste à désigner, et surtout responsable. La suppression des Commissions administratives et le rattachement direct des hôpitaux au ministère de l'Intérieur en seraient la conséquence.
Cette idée nous parait digne d'attention, car la seule approbation du Préfet, prévue par le Règlement, aux décisions des commissions administratives,
n’est pas une mesure suffisante ; si elle peut — et
le fait-elle ? — empêcher des fautes, elle ne saurait donner à la Direction l'initiative indispensable. Mais la suppression des administrateurs qu’entraînerait cette mesure anéantirait de bonnes volontés qu'il est utile d'employer, et un contrôle direct et quotidien dont les effets ne peuvent qu'être louables. Aussi voudrions-nous voir, à côté d'un directeur conçu comme nous venons de le dire, la Commission actuelle devenir un Conseil de surveillance, dont les membres, à tour de rôle, ou chacun dans une partie donnée, surveilleraient la gestion des intérêts de l'hôpital et qui, après des réunions privées et régulières, adresserait son avis et ses doléances à la Direction de
l’Assistance et de l'hygiène publiques. |
Mais nous désirerions que, même conçu comme nous venons de le dire, le Conseil de surveillance restât un organisme puissant, dont le rôle ne fût pas fictif, dont les doléances seraient toujours prises en considération par le pouvoir central, et qui veillerait avant tout au respect des intérêts locaux. On pourrait, en outre, mettre à l'étude un autre mode de recrutement de ses membres, s’il est possible de leur assurer une compétence plus grande.
Nous ne devons d’ailleurs pas oublier l'importance qu'a l'existence d'une commission ayant un caractère local, au point de vue spécial du budget des hôpitaux, alimenté ‘souvent dans une notable proportion par des dons particuliers influencés par les administrateurs, qui, dans nombre de cas, font preuve eux-mèmes d’une louable générosité.
Quelles que soient les améliorations qu'on cherche dans cet ordre d'idées, il en est une que nous désirons spécialement mettre en lumière : c’est celle de la création d’un pouvoir permanent responsable. Cest cette question que nous alions maintenant envisager.