Prêts à, pour près rfe; Voyez le v
78Î Var. El Van et faulre camp s'est nus à murmarer. (1641-1648.
A voir de tels amis, des personnes si procbes,
Venir pour leur patrie aux mortelles approches,
L'un s'émeut de pitié, l'autre est saisi d'horreur, 785
L'autre d'un si grand zèle admire la fureur;
Tel porte jusqu'aux cieux leur vertu sans égal*,
Et tel l'ose nommer sacrilège et brutale.
Ces divers sentiments n'ont pourtant qu'une voix :
Tous accusent leurs chefs, tous détestent leur choix ; 790
Et, ne pouvant souffrir un combat si barbare,
On s'écrie, on s'avance, enfin on les sépare.
SABINE. n\'.
Que je vous dois d'encens, grands dieux, qui m'exaucez !
JULIE
Vous n'êtes pas, Sabine, encore où vous pensez;
Vous pouvez espérer, vous avez moins à craindre ; 795
Mais il vous reste encore assez de quoi vous plaindre.
Eli vain d'un sort si triste on les veut garantir;
Ces cruels généreux n'y peuvent consentir ;
La gloire de ce choix leur est si précieuse
Et charme tellement leur âme ambitieuse, 800
Qu'alors qu'on les déplore ils s'estiment heureux.
Et prennent pour affront la pitié qu'on a d'eux.
Le trouble des deux camps souille leur renommée :
Ils combattront plutôt et l'une et l'autre armée,
Lt mourront par les mains aui leur font d'autres lois, 805
783. Si proches, si unies les unes aux autres par la parenté. Proches, approchas, rime peu correcte, si l'on s'en rapporte au jugement de Malherbe, qui proscrivait la rime de deux mots de racine identique. — Aux mortelles approches, c« pluriel abstrait est bien peu net; on dirait plus clairenifint aux approches et surtout à l'approche de la mort, mais non en venir i l'approche. Approches s'emploie pourtant, au (iguré, dans le sens àe proximité :
De ce triste entretien détournons k.i approches. (Racine, Iphigénie, JH, 1.)