SCENE IV SABINE, CAMILLE
SABINE
Parmi nos déplaisirs souffrez que je vous blâme :
860. Ces vers, selon la remarque très juste de M. Gidel, seraient très bien leur place dans une discussion surWa « pràce », comme dans Poli/eucte.
862. Dessus, très usité chez Corneille et ses contemporains pour sur, comme dessous pour sous et dedans pour datis. Vaugelas ne proscrivait absolument cette forme qu'en prose, et daignait la permettre aux poètes « pour la commodité des vers n.
864. Comme, comment. Selon Voltaire, ce vers suffirait à démontrer l'inutilité de la scène; car à quoi bon tant parler, si l'on est si désireux de savoir ce qui so passe? C'est que Voltaire se place à un point de vue plus moderne, celui de l'action courant droit au but marqué, sans s'arrêter aux discours. Peut-être cependant a-t-il raison d'ajouter que n ce discours de Julie est trop d'une soubrette de comédie ». Les vers suivants sont, il est vrai, peu tragiques.
867. J'espère ne vous entretenir... et que, brusque cliangement de tournure qui lionne au verbe es/jerer deux régimes de nature dillcrente. Vojez des tours analogues aux vers HO."} et 1450-1431.
869. Elle n'espère rien maintenant, comme elle espérait tout à l'acte I. C'est dans ces contradictions et ces soudains soubresauts qu'est l'originalité du caracli;re de Camille.
870. L'effet, la réalité, souvent opposé à l'apparence; voyez le v. 465.
871. Voici que s'ouvre encore une scène froide et de remplissage; il semblo que Corneille veuille nous faire payer d'avance les beaux vers qui suivront. V.n remarquant quo Sabine et Julie ne sont là que pour amuser le peuple jusqu'au