‹ Horace, tragédie. Éd. nouv. à l'usage des classes, avec une introd., des éclaircissements et des notesChapitre 25 sur 159 · M. Géruzez : Histoire de la littérature français · texte numérisé non relu

M. Géruzez : Histoire de la littérature français

volontiers : le héros d'Horace, ce sont les Horaces; c'est la gens Horalia tout entière.

Geoffroy, crilique âpre et dogmatique, souvent pédantesque, mais presque toujours sensé, lorsque ses préjugés ne sont pas en jeu, est le premier, croyons-nous, qui ail osé écrire : « Ce n'est pas seulement le sort des Romains qui nous intéresse, mais celui de cette famille. La tragédie n'est finie que par le jugement du procès qui décidera du sort des principaux personnages'. » Dans les premiers actes, le héros, c'est le peuple romain, c'est Rome naissante, incarnée en l'un de ses enfants L'amour de la patrie entlamme donc toute cette partie du drame cornélien. Dans la seconde partie, c'est un père qui parle en faveur du meurtrier de sa fdle, et ce meurtrier est son fîls; par suite, c'est l'image de la famille, et non plus de la patrie, qui doit y présider. Qui ne voit, dès lors, par quel lien étroit sont unies ces deux actions, distinctes en apparence, inséparables en réalité? Ici, les affections de famille étaient en lutte avec le patriotisme; là, c'est encore l'esprit romain qi?,i nous sera pemt dans l'intérieur d'une famille. Le poète nous avait montré d'abord l'inlluence des alfaires publiques sur le sort particulier des membres de la gens Horatia; le meurtre de Camille n'est qu'un malheur de plus du à cette même cause et frappant les mêmes personnes, puisque la i Camille est la conséquérîcé'n âlur élEIdBinEjmîrLjie

mort de Camille est la conséquencén âIuréI]£l3£JIlEjnml de

CoTTacê, et que, comme son llaîîcé, elle est sacri/iée aiix.fi.xig'encês~~d"un patriTTtisme lyrannique. D'autre part, le procès d'Horace est la conséqùëiîcè de son crime, et c'est Rome qui l'absout, qui le gloiifie presque d'avoir mis la patrie au-dessus de la famille. Le sort de la patrie est fixé au début du quatrième acte; mais le sort de la famille n'est fixé qu'à la fin du cinquième acte; or, il faut qu'il soit fixé et que la série de ces dangers, qui s'enchaînent par une sorte de fatalité, soif définitivement épuisée. Il n'y a donc pas là, comme on l'a piétendii, trois tragédies, mais trois incidents connexes d'un drame unique.

S' la famille des Iloraces occupe le premier plan de la tragédie, on ne saurait prétendre que le vieil Horace en soit le héros unique. Mais il faut avouer qu'aux yeux des modernes il en semble le personnage principal, et qu'en tout cas-jl épi le geiil qui dem^ureJxKiiaiJLns^digne de nojTe^idaiimtttt«L, sans (Tiliïtjui'irit'u ■jtwnâlâlnotre sympatliTt\" Dès qu'il se montre, gartraTïqnttte h a u taup— dîâaië~ngtw fdT<r i^trbli^ tout le reste. Autour de lui, tous s'agitent et prennent parti ; lui, garde l'au-

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