‹ Horace, tragédie. Éd. nouv. à l'usage des classes, avec une introd., des éclaircissements et des notesChapitre 54 sur 159 · Var. Je forme des soupçon? d'un sujet trop léger · texte numérisé non relu

Var. Je forme des soupçon? d'un sujet trop léger

Le joar d'nne bataille est mal propre à changer;

D'an nouveau trait alors peu (lames sont blessées. (1641-1666.)

D'un sujet pour : sur un sujet.

118. Au xvn" siècle, on le sait, objet, pris absolument, s'emploie pour objet aimé, personne aimée. De même, au vers suivant, blesser est pris dans le sens, t-?g commun alors, de : s'ouvrir à une passion nouvelle. Qui ne connaît les vers 4 harmonieux de Racine :

Ariane, ma sœur, de quel amoor blessée

Vous moulûtes aux bords oi'i vous fûtes laissée. {Phèdre, I, I,)

124. Se satisfaire de est pris ici dans le sens passif, pour : être satisfait de. — » Quelques personnes, dit M. Marty-Laveawx, doutent si aucun, aucune, avec 1.1 négali >n, peuvent être employés au pluriel. 11 est p'us ordinaire de mettre le singulier ; mais, comme rien n'empêche de nier la pluralité, aussi bien qu'on lie l'unité, rien non plus ne peut faire comdamner les phrases où aucun est au jluriel. »

126. De, précédant plusieurs verbes, n'était souvent exprimé que devant le pre- Hier :

Il s'agit de Pompée, et nous aurons la gloire

D'aeh'ever de César on tronbler la victoire. {Pompée, W.)

127. « Certes est beau dans sa vieillesse et a encore de la force dans son déclin ; la poésie le réclame, et notre langue doit beaucoup aux écrivains qui le disent en prose et qui se Cùmuicttent pour lui dans leurs ouvrages. » Ce curieux p:i?sage de La Bruyère (Dr quelques usai/es) nous .ipprend que, de son temps, le mot certes, si utile à l'énergie de l'afQruiation, déplaisait à certains puristes, qui D'ont pu en priver la langue.

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