‹ Horace, tragédie. Éd. nouv. à l'usage des classes, avec une introd., des éclaircissements et des notesChapitre 8 sur 159 · Discours i!e ta tragé lie · texte numérisé non relu

Discours i!e ta tragé lie

force eL lumière. Dans un cadre de médiocre étendue, Tart du poète évoque la famille romaine, avec la pureté de ses mœurs, la gravité de sa discipline, la diversité des membres qui la composent, et la cité elle-même tout entière, avec ses institutions et les vertus qui la destinaient à l'empire du monde. Ainsi, par une anticipation si vraisemblable qu'on ne l'a pas remarquée, Bome soumise à l'autorité des rois est déjà digne de n'en plus avoir '. »

Horace n'est d'ailleurs, pour ainsi dire, que le sévère frontispice d'un monument que Corneille éleva, pendant de longues années, à la gloire de Rome. Seul, Horace représente la période des rois, tandis que l'ère, plus longue, il est vrai, de la République romaine, est représentée par Sophonisbe, Nicomède, Serlorhts, Pompée, Suréna, et celle de l'empire par Cinna, Oihon, T'de et Bérénice, Héraclius, Polyeucte, Pulctiérie. Quelle galerie dramatique et bistorique tout à la fois! N'est-il pas vrai que Corneille a noblement conquis le titre de citoyen romain et que Segrais ne se trompait guère quand il assurait que ce poète, tout Romam d'esprit, devait être « écbappé des Cornéliens de Rome » ?

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