ACTE IV, $CÈNE III
Le roi dans un moment vous In va renvoyer; '
Et remet h demain la pompe qu’il prépare D’un sacrifice aux dieux pour un bonheur si rare; Aujourd’hui seulement on s’acquitte vers eux Par des chants de victoire et par de simples vœux. C’est où le roi le mène; et tandis il m’envoie Faire office vers vous de douleur et de joie.
Mais cet office encor n’est pas assez pour lui ;
Il y viendra lui-même, et peut-être aujourd’hui;
Il croit mal reconnoîlre une vertu si pure,
Si de sa propre bouche il ne vous en assure,
S^il ne vous dit chez vous combien vous doit l’État.
LE VIEIL HORACE
De tels remercîments ont pour moi trop d’éclàt,
El je me tiens déjà trop payé par les vôtres Du service d’un fils et du sang des deux autres.
VALÈRE
Il ne sait ce que c’est d’iionorer à demi ;
Et son sceptre arraché des mains de l’ennemi Fait qu’il lient cet honneur qu’il lui plaît de vous faire Au-dessous du mérite et du fils et du père.
Je vais lui témoigner quels nobles sentiments La vertu vous inspire en tous vos mouvements, '
Et combien vous montrez d’ardeur pour son service.
LE VIEIL HORACE
Je vous devrai beaucoup pour un si bon office.^