TI1I1 E V\LÊRE, LE VIEIL HORACE, HORACE, ’ SABINE
SABINE
Sire, écoulez Sabine, et voyez dans son ôme T CS douleurs d’une sœur, et celles d une femme,
Oui toute désolée, a vos sacrés genoux.
Pleure pour sa famille , et craint pour son epoux.
Ce n’est pas que je veuille avec cet arlilicc , Dérober un coupable au bras dé la justice;
Quoi qu’il ait fait pour vous , traitez-le comme tel , Et punissez en moi ce noble criminel ;
De mon sang malheureux expiez tout son crime: Vous ne changerez point pour cela de victime ;
Ce n’en sera point prendre une injuste pitie ,
Mais en sacrifier la plus chère moitié.
Les nœuds de l’hyménèe, et son amour extrême , Font qu’il vit plus en moi qu’il ne vit en lui-meme; Et si vous m’accordez de mobrir aiijourd hui ,
Il mourra plus en moi qu’il ne mourroit en lui;