‹ Horace; tragédie [par] Corneille. Nouv. éd., avec une méthode suivie de lecture expliquée ... suivie d'Horace par l'ImageChapitre 105 sur 265 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

CAMILLE

Quoi ! tu ne veux pas voir qu'ainsi tu me trahis !

CURIACE

Avant que d'être 1 à vous, je suis à mon pays.

CAMILLE

Mais te priver pour lui toi-même d'un beau-frère, Ta sœur de son mari !

CURIACE

Telle est notre misère :

Le choix d'Albe et de Rome ôte toute douceur Aux noms jadis si doux de beau-frère et de sœur-.

CAMILLE

Tu pourras donc, cruel, me présenter sa tète3, Et demander ma main pour prix de ta conquête !

CURIACE

Il n'y faut plus penser : en l'état où je suis, Vous aimer sans espoir, c'est tout ce que je puis. Vous en 4 pleurez à, Camille ?

CAMILLE

Il faut bien que je pleure Mon insensible amant ordonne que je meure ; Et quand l'hymen pour nous allume son flambeau 6,

ges, personnifications, etc.); 2° orateur (période, apostrophe, antithèse, etc.).

t. Avant que de = avant de.

Règle : Au moyen âge et au îir siècle on eût dit : avant savoir; au iyB siècle, on disait plutôt avant que ou avant que de (seul tour admis par Yaugelas) ; aujourd'hui nous ne disons plus que avant de : [roi t.embrasse> Mais avant que sortir, viens, que ton

(Cokn'eim.e, Cid, v. 1334.) Ilaagiavantque desavoir.(LABrt.)

Le tour actuel date du début du 18e siècle.

2. * Pourquoi l'argument tiré de la famille est-il plus brièvement rétorqué que l'argument tiré de l'amour?

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