‹ Horace; tragédie [par] Corneille. Nouv. éd., avec une méthode suivie de lecture expliquée ... suivie d'Horace par l'ImageChapitre 110 sur 265 · I. Ce crime est précisément le · texte numérisé non relu

I. Ce crime est précisément le

manque de foi suppose dont il s'accuse.

» .Montrer, en comparant ce couplet pénible au couplet précèdent si aisé (551-560), que dans Corneille le style ne devient forcé que quand la pensée Test aussi.

%* Montrer qu'avec ces paroles de Camille on revient dans la nature et la vérité — pour la pensée, comme pour l'expression.

3. Règle : Au i~" siècle, tout entre souvent dans une construction elliptique pour signifier bien que :

Je te chérirai, tout ingrat et perfide (=hien qu'ingrat)

(Corn., Horace, v. 399).

4. Encore un vers dont la beauté vient de ce que la pensée y est

naturelle et humaine, et l'expression simple. C'est l'éternelle plainte des amants qu'un nom sépare, comme Roméo et Juliette :

« Abjure ton nom, ou j'abjure le mien. »

5. Distraire = détourner (de ton devoir). (Sens du latin distrahere.)

6. Règle : Il le poursuit partout comme un chien fait sa proie, v.

7. Camille ne se doutait pas a luis qu'il aurait a combattre contre Curiace. Encore un sentiment plein de naturel.

8. Règle : Non plus que (= pas plus que) est usuel au iy- siècle, pour marquer la comparaison dans la négation : « Il ne dort non plus que votre père. » (Rac, Plaid., y. 360.)

Est-ce peu de Camille? Y1 joignez-vous- ma sœur? 610 Et laissant à3 ses pleurs vaincre ce1 grand courage5, L'amenez-vous ici chercher même avantage6?

SABINE

Non, non, mon frère, non; je ne viens en ce lieu

Que pour vous embrasser et pour vous dire adieu.

Votre sang est trop bon7 ; n'en craignez rien de lâche, 615

Rien dont la fermeté de ces grands cœurs se fâche s :

Si ce malheur illustre9 ébranlait l'un de vous,

Je le désavouerais10 pour frère ou pour époux.

Pourrais-je11 toutefois vous faire une prière

Digne d'un tel époux et digne d'un tel frère1-? 620

Je veux d'un coup 13 si noble ôter l'impiété,

A l'honneur qui l'14 attend rendre sa pureté,

La mettre en son éclat sans mélange de crimes ;

1. Y s employait au 17e siècle en parlant des personnes. Règle : En raison de leur ètymologie adverbiale, les pronoms en (latin inde) et y (latin ibi) ne devraient représenter que des choses. Aussi, en ce qui concerne les personnes, l'usage a été longtemps indécis. Au i~'- siècle, ces pronoms représentent couramment les personnes : « Son époux en (= de sa femme) cherchait le corps. » (La Font., Fab., III, 16 ; — «Dieu conduit tout, il n'y ;i qu'a s'y abandonner.» (.Maintenon, Corr., IV, 345.)— Cf. Crouzet..., Gr. Fr., § loi.

■2. Curiacc s'adresse-t-il à Horace ou aux Dieux ?

3. A = par. Règle : Je me laissai conduire à cet aimable guide, v. 59, n.

4. Il s'agit du courage ou plutôt du cœur d'Horace. Curiace semble croire que les pleurs de Sabine ont vaincu le courage d'Horace.

:>. Courage = cœur (sens habituel au 17e siècle).

6. Sur la suppression de l'article, cf. Règle : Faire leçon, v.

Encore un sentiment faux qui donne 4 vers peu nets.

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