Etudier l'effet de cette répétition du mot pleurez
7. En prononçant ces mots, le vieil Horace lui-même est vaincu par le désespoir. Il va surgir de son accablement, à la question de Julie, pour jeter son cri fameux : « qu'il mourût ».
* A quelles larges sonorités tient l'effet d'ampleur de ce vers 1020 ?
* Etudier le plan très simple et très fort de ce couplet.
* Montrer que tous les mots de ce discours ont une valeur et une propriété remarquables.
Si on prend p. ex. les trois noms : affront, déshonneur, opprobre, qui expriment tous les trois la même idée générale, on verra qu'il y a entre eux une gradation ; en effet, l'affront est l'injure faite par Horace à sa famille — le déshonneur est le résultat de cette injure sur la race tout entière — et l'opprobre est le déshonneur s 'étendant dans la postérité, attaché au nom même.
8. Ce qu'il va d'admirable dans ce mot, qui depuis Voltaire est cité avec raison comme le plus fameux exemple du sublime, c'est d'abord sa spontanéité. Il jaillit, sans hésitation, sans retard, des entrailles du Romain comme un rugissement — et ensuite, c'est le choix du mot mourir, à la l'ois le plus précis et le
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Ou qu'un beau désespoir alors le secourût1. N'eût-il que d'un moment reculé sa défaite, Home eût été du moins un peu plus tard sujette-; Il eût avec honneur laissé mes cheveux gris, Et c'était de sa vie un assez digne prix.
Il est de tout son sang comptable3 à sa patrie; Chaque goutte épargnée a sa gloire flétrie4; Chaque instant de sa vie, après ce lâche tour5, Mot d'autant plus ma honte avec la sienne au jour. J'en romprai bien le cours6, et ma juste colère7, Contre un indigne fils usant des droits d'un père8, Saura bien faire voir dans sa punition
plus général qui se pouvait employer, qui désigne ce que tout être vivant redoute pour lui, ce que tout père voudrait à tout prix Cviter à ses enfants ; et qu'un Romain, cependant, souhaite pour son tils. par un triomphe total et définitif du patriotisme sur les sentiments naturels.
* Comparer pour le sentiment, dans Servir, d'Henri Lavedan (1913). la scène n de l'Acte II ou le ministre apprend au colonel Eidin la mort de son fils :
Le Ministre : Il s'agit de votre fils- Eu un : Lequel ?
Le Ministre : Celui de la légion.
Ecris : Jacques ?... Il est mort ;...
Ah !...
Le Ministre : À Derbarrah.
Ecris : Quand ?
Le Ministre : Il y a six jours.
Eulin : Et comment ? A l'ennemi ?
Le Ministre : A l'ennemi.
Ecris : A la bonne heure.
i. Deux théories sont jusqu'à présent en présence pour l'explication de ce vers qui corrige le qu'il mourût.
La première est celle de La Harpe disant : le premier vers es1 du Romain — le second est du père. C'est la nature reprenait i ses droits sur le patriotisme.
La seconde e-d celle de Desjardins disant : le second vers est aussi le vers du Romain. Il est inspiré également par le patriotisme et même davantage que le premier. Car s'il restait
une chance pour Rome d'être sauvée, cette chance n'était pas clans la mort d'Horace, mais dans l'énergie suprême que pouvait lui donner le désespoir.
Peut-être ces deux théories peuvent-elles s'accorder. Il est certain, en tout cas, que le second vers est un correctif du premier. Il peut être tout à la lois inspiré par la nature et par le patriotisme. Je crois par le patriotisme surtout. Et d'ailleurs il est expliqué à son tour par les deux vers suivants.
2. Sujette, voilà le mot qui fait le désespoir et la honte du vieil Horace.