‹ Horace; tragédie [par] Corneille. Nouv. éd., avec une méthode suivie de lecture expliquée ... suivie d'Horace par l'ImageChapitre 217 sur 265 · ACTE V, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE II

Ce n'est point en ce lieu l que je dois voir mon roi : Permettez qu'à genoux2...

TULLE

Non, levez-vous, mon père3 :

Je fais ce qu'en ma place5 un bon prince doit faire5. Un si rare service et si fort6 important 14io

Veut L'honneur le plus rare et le plus éclatant7. Vous en aviez déjà sas parole pour gage ; Je ne l'9ai pas voulu différer davantage.

J'ai su par son l0 rapport, et je n'en doutais pas, Comme11 de vos deux iils vous portez1-' le trépas, 1450

Et que, déjà votre à me étant trop 1:î résolue, Ma consolation vous serait superflue; Mais je viens de savoir quel étrange14 malheur16 D'un lils victorieux a suivi la valeur, Et que son trop16 d'amour pour la cause publique17 1155

quantité. Il ne faut donc pas s'étonner de le voir précédé de trop, et croire à un pléonasme.

« L'excès de mes douleurs », dans le langage du temps, signifie :

« mes grandes, mes immenses douleurs ».

1. Ce lien, c'est « une salle de la maison d'Horace ». La règle de l'unité de lieu obligeait Corneille à cette infraction à l'étiquette.

2. La plupart des commentateurs condamnent ce vers comme un anachronisme; enréalité, les spectateurs ne sont pas si au courant des habitudes des premiers rois de Rome que cet anachronisme les choque: Corneille a simplement voulu marquer le prestige de la royauté et le respect que d'une façon générale on peut éprouver pour ce que représente ce mot.

Si on s'en tenait à la lettre, on pourrait blâmer aussi l'emploi de Sire, qui est également représentatif du respect dû à la royauté.

3. Père est un terme qui représente à son tour le respect que Tulle manifeste : 1° pour la vieillesse ; 2° pour le père du héros à qui il doit son royaume.

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