PAR
E. ^IBZRY C. ATJDIC
Agrégé des Lettres Agrégé des Lettres
Censeur des Études au Lycée d'Alger Professeur de Première au Lycée Janson de Sailly
IF\ CIROTXZIET
Agrégé des Lettres Professeur de Première au Collège Rollin
Un magnifique volume in-S carré, imprimé sur beau papier d'alfa, orné de 32Ï- illustrations documentaires.
Broché £> fr. —
Relié toile T» fr. JJO
Relié mouton souple, tète dorée. 7 fr. 50
Extrait de la PRÉFACE
Ce précis essentiellement réaliste est avant tout un recueil de faits : dates, événements biographiques, analyses précises, exemples des procèdes habituels des écrivains appuyés sur des citations et des renvois, illustrations documentaires, renseignements de toute nature sur la vie littéraire, artistique et sociale aux grandes epomies de notre histoire, etc. L'art classique, par exemple, la tragédie du 17 siècle, la lutte philosophique au 18* peuvent-ils être compris, si l'on De s'esl fait, par tous ces moyens, une idée des salon-, de l'organisation des théâtres, du régime des lettres sous l'ancienne monarchie? Po.ur juger une œuvre ou simplement pour pénétrer un texte, l'intelligence a besoin des données de l'histoire. Nous avons voulu, aides par l'image authentique t. permettre à nos jeunes lecteurs de devenir sans trop de p sine les contemporains du passé. Nous souhaitons les aider a se « former le goût », comme on disait autrefois, mais en partant de toutes les réalités historiques ou littéraires.
1. de livre est le premier précis classique de littérature française qui soit non reniement e osement, mais aussi scientifiquement illustré. Tout<3
■ authentiques et aussi contemporaines îles œuvres que possible ; beaucoup sont médites et ont été photographiées pour la première fois dans les collections françaises et étrangères. Les multiples recherches qu'elles ont exi- :. 'auront pas été inutiles si une clarté et une vie nouvelles peuvent en sortir poux renseignement littéraire. Nous serions heureux en particulier si oes gravures contribuaient a introduire dans le lettres des exercices qui
ont beaucoup de suce-- dans renseignement historique, comme la description détaillée l'une illustration par écrit, la rédaction sur images, etc., etc.
Oa nom permettra de faire remarquer que nous avons veille, avec un soin scrupuleux, à ce que tou'< ires sans exception et dans tous leurs dé-
tails puissent être mises sous tous les veux.
30 Illustrations Documentaires
Corneille et ses Juges.
Fi G. 1
Corneille vers l'époque A'Hoiace.
Ce portrait, œuvre de Michel Lasne, avec une inscription latine (Peints Cornélius Rolhomagensis, Pierre Corneille, Rouennais)et les armes du poète, est le plus ancien et le plus rare portrait du grand tragique. Il représente Corneille en costume de la fin du règne de Louis XIII (perruque, culotte, rabat) et donne bien l'impression du simple et honnête bourgeois (pie parut toujours être l'auteur d'Horace.
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Vu,. 2. — Portrait de Richelieu, auquel est dédié Horace. (B.N.K.;
La notice sur Horace el Les notes à la dédicace expliquent pourquoi Horace fut dédie au cardinal de Richelieu, et comment l'ancien ennemi du Cid devint le protecteur d'Horace. Mais s;i santé, à laquelle il est fait allusion dans la dédicace (Kill), était déjà chancelante, et il devait mourir l'année suivante.
jiiîffiiiïRiitniUrtmiHuiiinïUïiïïvuMinïmtnttinuHUïinuuitHnr'.Hs^'.ir.iViuuuniititîunHHntHintinn.' (HummmutmoîmîRiiîi
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, (nelwinan.
Fro. 3. — Un juge (L'Horace: L'abbé d'Aubigrac. (B.N.E.)
L'abbé d'Aubignac (1604-1676), précepteur du neveu de Richelieu, fut un de ceux devant qui Corneille lut sa tragédie d'Horace (voir notice). Plus tard, dans sa Pratique du Théâtre (1657), il lit diverses critiques (Je la pièce, auxquelles Corneille répond dans son Examen (1660). Voir V Ex amen et ses notes.
DV THEATRE, Lrv. IV. 433 I) en clt de même à l'égard d'aucuns des principaux Acteurs , quand leurs intetefts ne loin pas établis fur des motifs fenfîblcs;
, comme d'vn Rival qui ne rcchcrchcroic vne fille que par i'efpcrancc de la fortune pour traverfer les avantages de (on Enncmy,oupar quelque autre raiibn qui n'engageroit pas Ion eccur en des refTcntimens naturels dans les bons ou mauvais évenemens des affaires de cette Maiftrcffe ; car qui penferoit faire plaindre ce faux Rival avec vn long dilcours après lavoir perdue' , ne produiroit aucun mouvement de compafîion clans lame des Spectateurs , & ne pourroit leur plaire ; parce que cette plainte n'eft point neceflairc en fa bouche , & que n'ayant fait cette recherche que par des intereft s étrangers , & non par vn véritable amour , fes regrets feroient inutiles & contre l'attente des Spectateurs i outre qu'ils ne feroient pas fondez fui vr^ fuict raifonnable. C'eft pourquoy dans l'Honte? >lc dilcours mêlé dcdoulcur & d'indi-. gnationqueValérefaitdansIecinquiémcAc~te, s'eft trouvé froid, inutilc,& fans effet ; parce-, que dans le cours de la Pièce , il n'avoit point paru touché d'vn fi grand amour pour Camille, ny fi empreffé pour en obtenir la poflcilïon, que les Spectateurs fc deuffent mettre en peine de ce qu'il penfo^nyde ce qu'il èS^Tâire après fa mort. Ge<j«v ;." "-TTrf?TTfiirrrlc irfi