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Fig. 25. — Frontispice d' Horace, d'après Moreau le Jeune. iB.N'.I.)
Dans ce frontispice, qui date de 1817, on voit dans l'exactitude des costumes tout le progrès qui a été fait depuis David etTalma.
La légende des 11 or ace s dans l'Art.
Phot. N'curdcin.
FlG. 20 Le serment des Horaces, d'après L. David (1748-1825).
(Musée du Louvre.)
I)a\id a représenté une scène de sa composition : le vieil Horace remettant a ses fils les épées, mais, auparavant, recevant d'eux le serment de mourir plutôt que d'être vaincus: pendant que les femmes pleurent et que les enfants de l'ainé des Horaces contemplent la scène d'un <eil effrayé. Le tableau est un peu déclamatoire, mais a beaucoup de qualités de dessin et
nposiiion. s;ms compter les progrés de l'exactitude des costumes. Le tableau fut peint dans un voyage de David à Rome en 1784 et parut au Salon de 1785. Ch. JJIanc l'apprécie ainsi: t Quelle dut être la stupeur universelle, lorsqu'on vit un peintre, en même temps qu'il évoquait un des plus généreux enseignements de L'antique histoire, restituer le costume, les mœurs, l'architecture fies temps héroïques, trouver un fond si simple, un si noble élan dans le mouvement des guerriers qu'anime le génie de Home et d'aussi Pelles lignes dans leurs fiers visages! Ne semhle-t-il pas que des mignardises de Dorât on passe tout à coup à la cadence majestueuse
rneille. » <h. Blanc : Histoire des peintres.)
Fig. 27. - Le combat des Horaces, d'après J.-B. Le Barbier. (B.N.E.)
Ce combat des Horaces, peint par Le Barbier en 1786, gravé par Avril l'aîné en 1787, offre l'occasion d'une intéressante comparaison avec les divers frontispices On y voit combien, après David, les peintres essaient de mettre d'exactitude historique dans les costumes et les divers détails. — En 1785, « Horace tuant Camille » a encore fourni le sujet à deux prix de Borne, Potain et Desmarais.
Les Interprètes <Y Horace.
FiG- 'it. Un interprète (L'Horace : Monvel. (B.N.E.)
MonvH, qui fut au Théâtre-Français de 1770 à 1806, s'est rendu célèbre dans le rôle du vieil lionne II semble bien, dans <•<• portrait, f'-trr- représente en costume antique, et le peu qu'on voit de ce costume suffit déjà à montrer combien à son époque, surtout après David, on \ise à l'exactitude du costume.
Fig. 29. — Attitude de Rachel, dans le rôle de Camille, pendant le récit du combat des Horaces et des Curiaces.
(D'après une photographie.)
Voici l'explication de ce jeu de scène d'après un document inédit, possédé par M. Adolphe Brisson, et qui est l'analyse méthodique du jeu de Rachel par un de ses admirateurs, le prince Georges de Prusse (D'après Le Temps, 9 janvier 1911) :
« Un jour, elle dit à l'acteur qui jouait Valère dans les Horaces de presser un peu les quatre derniers vers du récit dans lequel il raconte la mort des Curiaces. Il le fit; Rachel, les mains tendues vers lui, tremblante d'émotion, semblait iui arracher la nouvelle fatale. Le « hélas! » qu'elle doit dire alors était plutôt dans son regard desespéré, dans son geste, dans ses mains tremblantes, que dans sa voix. Puis, hors d'elle, elle fit quelques pas en chancelant pour tomber évanouie dans un fauteuil, un bras pendant jusqu'à terre, la tète appuyée sur l'épaule. Le public applaudit avec frénésie; l'acteur, étonné, ne savait pas si c'était lui ou Rachel qui excitait cet enthousiasme. Jamais personne ne s'était avise de ce jeu de scène.
« Après quelque temps, elie semblait sortir de son évanouissement. D'abord, elle respira plusieurs lois, puis elle ouvrit les yeux et regarda du côté oU se trouvait Valère. Alors la mémoire lui revint; elle prit sa tête des deux mains, en soulevant un peu les cheveux de ses bandeaux qui se trouvaient le plus près de la raie. Son regard, ses yeux agrandis par la douleur exprimaient le plus violent désespoir : c'était la tête de Méduse. >•
l'hot. Bert.
l-i,, 30. une interprète moderne : Mme Dudlay, dans le rôle de Camille.