‹ Horace; tragédie [par] Corneille. Nouv. éd., avec une méthode suivie de lecture expliquée ... suivie d'Horace par l'ImageChapitre 263 sur 265 · I-,,, 10. — El Honrado nermano de Lope de Vega · texte numérisé non relu

I-,,, 10. — El Honrado nermano de Lope de Vega

Liste des personnages. (H. VI.)

El Honrado hermano esl de 1622. Là encore, le triple duel «lait mis sur la scène, ainsi que divers autres tableaux ; mais la pièce, plus comédie que tragédie, finissait par le mariage d'Horace avec la Bile d'un sénateur.

Lï Histoire romaine

et la représentation des choses romaines

au temps de Corneille.

Fig. 11. — Frontispice du Tite-Live de Biaise de Vigenère (1617). (B.N.I.)

Le frontispice représente des scènes célèbres de l'histoire romaine comme Cléopàtre se faisant piquer par un aspic, Mucius Scœvola metlant sa main sur le brasier, etc. On étudiait alors surtout l'histoire romaine pour son intérêt moral; il n'est pas étonnant (tue Corneille se soit, lui aussi, plutôt attaché à cet intérêt moral qu'aux curiosités archéologiques.

Fig. 12 - Le roi Tulle, d'après le Tite-Live de Biaise d<- Vigenère.

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outile fl<- Min- qu'il n'existait aucun document permeltanl de se

présenter Tullus Hoslilius : cela n'embarrasse pas l'illustrateur

d'alors. C'est bien l'époque où l'on donnait dans une Histoire d<-

France un portrait fie l'haï amond , tout en 1 accompagnant d'une inscription indiquant qu'il n'avait probablement jamais existé.

Fjg. 13. — Un soldat romain, d'après le Tite-Liue de Biaise de Vigenère. (B.N.I.)

C'est ainsi que Corneille pouvait se représenter les Horaces et les Curiaces, comme aussi Flavien et Procule.

FlG. 14. — Un trophée romain, d'après le Tile-Live de Biais*- do Vigenêre. (B.N.I.)

Horace dit à Camille, v. 1270 : « Songe à mes trophées. » La gravure représente un soldat romain allant offrir ses trophées au temple de Jupiter Férétrien.

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Fig. 15. — Un sacrifice, d'après le Tite-Live de Biaise de Vigenère.

Les diverses illustrations de cette page donnent l'idée générale d'un sacrifice, comme ceux dont on parle dans la pièce; toutes ces illustrations, n08 13, 14, 15, 16, sont faites d'après les documents authentiques, mais les documents sont interprétés très librement.

In.. 16. — Une lustration, d'après le Tite-Live de Biaise de Vigenère (B.N.I.)

La gravure donne L'idée particulière d'une lustration, c'est-à-dire d'un sacrifice destiné à purifier quelqu'un souillé par un crime. C'est sur l'ordre d'une lustration pour le jeune Horace que se termine la pièce de Corneille.

Fig. 17. — Rome et Albe, d'après un atlas du xvir siècle. (B.N.I.)

Cette carte de Y Atlas antiquus de Sanson permet d'étudier non seulement les positions de Rome (à gauche) et d'Albe (à droite), mais encore le combat, non tel qu'il est rapporté par Corneille, qui ne donne aucun détail géographique précis, mais tel qu'il est rapporté par Tite-Live,qui place le combat «à 5 milles au sud de Rome, en un endroit où devait plus tard passer la Yia Appia, — qui fait se rencontrer Horace et Camille à la porte Capène, etc.

Les Monuments conserves de In légende des Horaces.

(Phot. Anderson.)

FlG. 18. Le lieu présumé du combat des Horaces et des Curiaces, avec leurs tombeaux

Cette photographie représente la Via Aupia (Voie Appienne) peu après le 5* mille, endroit où la tradition place le combat des Horaces et des Coriaces. A gauche, deux tumuli, dont on ne voit qu'un dans la photographie, à bases en pierre, <!<• type étrusque et fort anciens,

croyaient. •

(Phot. Andcrson.) Fig. 19. Tombeau prétendu ^des Horaces et des Curiaces.

Ce tombeau, silué près d'Albano, sur la même Via Appia, est aussi de type étrusque et aussi considéré par une autre légende comme le tombeau des Horaces et des Curiaces. Cette tradition tient à ce que le monument était surmonté de cinq pyramides coniques (dont il reste deux entières) correspondant aux cinq morts du combat.

Les Frontispices <7 Horace,

FiG. 20. Frontispice d Horace, d'après Le Brun.

(Edition originale 1641). (15 N.I ;

Le frontispice représente la deuxième partie du combat, qui n'est que racontée dans la pièce. Les costumes sont les costume* à la romaine .imitant le costume militaire d'apparat fies empereurs romains (cuirasse collante, casque à panache, etc.). D'un coté, à

droite, les Romains; <!<• l'autre, a gauche, les Albains.

Fig. 21. — Frontispice A'Horace (Édition in-12, 1641). CB.N.I.)

Le frontispice d'une édition en plus petit format, de la même année 1641, semble symboliser l'inspiration romaine de la pièce. Il représente, de façon tout à fait fantaisiste d'ailleurs, Romulus et Rémus enfants tenant un rideau sur lequel est inscrit Horace. A leurs pieds, des attributs guerriers et le mot de Tite-Live sur l'histoire d'Horace, cité par Corneille dans la dédicace à Richelieu : « Xec ferme res antiqua alia est nnbilior », phrase à laquelle Corneille tenait beaucoup comme garantie et de la dignité et de l'exactitude historique de sa matière (Voir la dédicace avec les notes).

Fi.. 22. Frontispice d'Horace, d'après Spirinv (Éd dé 1660). (B.N.L)

frontispice esl une visible imitation de celui de l'édition ori»i-

ii de. Il est curieux de voir avec quel anachronisme historique, ana-

lui que faisait le poète, les dessinateurs se représentaient

le roi Tulle avec une couronne, sur un trône, ;iinsi que l(,s drapeaux el pavillon» dont il est souvent question dans la pièce, etc.

Fig. 23. — Frontispice d'Horace (Édition de 1664). (B.N.I.)

Noter que les figures de cette édition, dite édition d'Amsterdam, sont plus fines, et que le dessinateur, tout en reproduisant le même combat, n'en reproduit plus le même moment : c'est la lutte d'Horace non contre le premier, mais contre le dernier des Curiaces. Il est caractéristique que les dessinateurs de frontispices aient dû si souvent choisir, comme sujets, des épisodes qui ne se passaient pas sur la scène : c'eft que dans la tragédie classique, surtout psychologique, ce qui se passe sur la scène fournit rarement une matière intéressante à dessiner.

FlG. 24. Frontispice A'Horace, d'après Gravelot (Édition de 1764). (B.N.I.)

Ce frontispice est celui de l'édition de CorneilJe, commentée par

Voltaire. Il représente Horace tirant son épee pour tuer sa s<eur Camille, et ne manifeste pas encore le souci de voir la vérité dans le costume, qui va apparaître dans les compositions de David et de son école.

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