PENDULES CIVILES
Une des expositions les plus remarquables* en horlogerie civile était sans contredit celle de M. Brocot, de Paris; on y voyait des pendules à échappement ou à demi -cylindre d’agathe, désignés sous le nom d 'échappement Brocot, d’autres avec échappement à double roue par le même principe, susceptible d’être mise à recul variable par un levier à vis de rappel pour obtenir l’isochronisme des arcs du pendule; les pièces de M. Brocot sont pourvues de cadratures de sonneries différentes; l’une d’elles a l’avantage de supprimer les repères du rouage intérieur.
Un mécanisme spécial de quantième perpétuel, pouvant être mis en relation de différentes façons avec le mouvement d’une pendule quelconque, mérite d’être signalé. L’esprit inventif de M. Brocot s’est aussi exercé sur les remontoirs d’égalité: il a cherché à en imaginer jun qui pût, parla simplicité et la modicité de sa main-d’œuvre, s’appliquer aux pendules civiles ; ce remontoir à ressort spiral est du genre de celui dont M. Dent, de Londres, a pourvu sa grosse horloge: nous en
parlerons de nouveau en décrivant, dans des pièces de haute horlogerie , les échappements à force constante.
Quand nous arriverons à l’examen des machines auxiliaires de l’horlogerie, nous appellerons aussi l’attention sur un trèsingénieux mécanisme de M. Brocot, pour régler rapidement la longueur des balanciers des pendules.
Un genre de pendules civiles, qui a pris, depuis plusieurs années, un très-grand développement, est celui dit penclale de voyage ou pendule portative, la différence essentielle qui existe entre ces pendules et les autres consiste principalement dans le régulateur; dans ces pièces, le pendule ordinaire est remplacé par le balancier circulaire des montres.
Ces pièces sont à sonnerie, à répétition; il y en a même à grande sonnerie et à réveil; on en voyait de nombreux modèles dans les parties anglaise, française et suisse; la pièce la plus remarquable de ce genre était, sans contredit, dans l’exposition de la maison Leroy et fils de Paris; cette pendule de voyage, d’une main-d’œuvre très-soignée, avait une cadrature tout en acier du plus beau travail , attestant l’habileté des ouvriers qui avaient concouru à son exécution.