‹ Hors du joug allemand, mésures d'après-guerreChapitre 37 sur 69 · DE LYON A TOULON ET A NICE · texte numérisé non relu

DE LYON A TOULON ET A NICE

découvert des plates- formes en béton, de 2'",5o d'épaisseur et de 6 mètres de largeur, semblables à celles qui furent révélées aux environs de Maubeuge et en Angleterre.

Quant au littoral méditerranéen, il faudrait un volume pour énumérer les propriétés qu'y occupaient les Allemands — principalement dans l'industrie hôtelière — et les préparatifs qu'ils y avaient faits * . Les autochtones avaient pittoresquement baptisé cette agression en temps de paix, s'étendant jusqu'au commerce des fleurs et des primeurs. Ils l'appelaient (( l'invasion verte ». En dépit d'une réclame habilement soufflée par les agences de publicité allemandes installées chez nous sous le couvert suisse — et qui visaient, ni plus ni moins, à l'accaparement de la presse parisienne — le séjour de ces lieux enchantés devenait insupportable, du fait d'un tel pullulement.

Ne pouvant faire la guerre à tous, mais désireux de dénoncer des manœuvres qui devenaient intolérables, je fis la guerre à un, bien choisi, qui devrait être aujourd'hui en prévention de conseil de guerre sous l'inculpation d'espionnage : le sieur Uhde, châtelain de l'Almanarre près de la plage d'Hyères, ancien officier aux hussards de Zieten. De sa propriété, dominant

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