Voir la troisième partie
igb HORS DU JOUG ALLEMAND.
l'estuaire de la grande rade de Toulon, allant de Garqueiranne à la presqu'île de Giens, on pouvait suivre tous les mouvements de nos navires de guerre. On me signalait ses allures plus que louches, ses fréquents voyages en Allemagne. Je le questionnai publiquement et directement, par la voie du journal, sur ces différents points. Il commença par me répondre avec l'arrogance habituelle à sa race, puis, devant mon insistance, me traduisit, ainsi que r Action Française, devant le tribunal de Toulon, en réclamant, selon la coutume allemande, des dommages-intérêts colossaux. Entre temps, il m'adressait un certain nombre d'ambassadeurs, choisis parmi ses plus belles relations, braves gens abusés par son faste, sa ruse et des dehors de bon garçon. Un grand usage de ce genre d'interventions — qui tiennent à notre invraisemblable candeur en matière d'espionnage — me permit de passer outre avec quelque brusquerie. Le vendredi 12 décembre 1913, le tribunal de Toulon rendait un jugement mémorable qui nous renvoyait des fins de la plainte et condamnait Uhde aux dépens. On y lisait les deux attendus suivants :
Attendu que toutes ces articulations, qui paraissent être celles dont se plaint surtout Uhde et que le tribunal rappelle, la citation de la partie civile n'en ayant spécialisé aucune, ne constituent pas le délit de diffamation.
Attendu, en effet, que le fait de laisser entendre, ce qui