‹ Hors du joug allemand, mésures d'après-guerreChapitre 53 sur 69 · HOBS DU JOUG ALLEMAND · texte numérisé non relu

HOBS DU JOUG ALLEMAND

voilà ce que ces « herren professoren » voyaient dans la campagne de 191 4- Emile Fischer n'y tint plus. Il sollicita et obtint l'autorisation d'accompagner les armées comme expert. Depuis que les Boches occupent la Belgique et plusieurs départements français, Son Excellence, accompagnée de ses esclaves de laboratoire , inspecte méthodiquement les usines, fabriques et ateliers des pays envahis, indiquant ce qu'il faut détruire, ce qu'il importe de respecter , de transporter immédiatement en Allemagne. Il va, suivi de ses élèves, flanqué d'incendiaires porteurs de pastilles fulminantes et d'emballeurs, environné de camions automobiles sur lesquels on charge les matières premières, les produits fabriqués. Naturellement, ce voleur de grands chemins à lunettes d'or, ce Cartouche habillé en savant, ce bandit à bonnet carré, prélève sur le butin sa part, la part du loup. On ne compte plus les industries ruinées sur son ordre dans nos plus industrieuses provinces, les usiniers français qu'il met sur le pavé, les victimes de son pillage scientifique. Il n'est pas le seul. Il a des imitateurs. Mais c'est lui qui a donné le branle et qui règle le mouvement ^ . On comprend maintenant pour-

I. Lisez l'apologie du pillage méthodique allemand pour le Nord de la France — système Emile Fischer, — par le journaliste allemand Ludwig Ganghofer dans les Nouvelles de Munich :

Tout le travail s'accomplit en vertu d'un principe ; « Faire venir le

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