‹ Hors du joug allemand, mésures d'après-guerreChapitre 57 sur 69 · HIER ET AUJOURD HUI · texte numérisé non relu

HIER ET AUJOURD HUI

entre avril 1913 et avril 191 5. Le juii' boche Henri Heine chantait avec accompagnement de Schumann :

Chansons et rêveries, je porte votre deuil.

Le temps vous a flétries, qu'on cherche un grand cercueil.

Hélas ! pourquoi faut-il que tant d'autres cercueils, nullement figuratifs ceux-là, représentent maintenant la rançon de tant d'erreurs accumulées?

C'était le temps où l'on déclarait du haut de la tribune que Diélette — la mine sousmarine de Thyssen — était une entreprise « bien française » . Il suffisait cependant d'ouvrir le premier annuaire venu des sociétés par actions pour apprendre que la concession de Diélette-Flamanville avait été octroyée à trois Allemands, MM. Thyssen, Rabes et Horten, auxquels était adjoint un Français, M. Solacroup.

Jusqu'au i*"^ août 191 4, le peuple français ne savait pas, ne voyait pas, n'entendait pas, ne comprenait pas. Beaucoup d'embochés vivaient de son aveuglement et de son ignorance, touchaient, sous une forme quelconque, de gros revenus dans ces entreprises allemandes qui n'étaient que le jalonnement des futures armées allemandes prêtes à envahir notre territoire. Depuis la guerre, le peuple français voit, sait, entend et comprend. Gela, c'est déjà une grande victoire.

Voici par ailleurs en quels termes dithyrambiques le journal La Cote, dans une feuille spéciale, célébrait les beautés et les avantages de la Société, dite « française », des Mines de Fer, société en réalité hoUando-allemande, de Poorter- Krupp :

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