JOSÉPHINE
Le 27 floréal, Eugène et Hortense, aidés sans doute par leur zélée gouvernante, adressaient à la Convention la requête suivante, pour obtenir la liberté de leur mère emprisonnée depuis dix-sept jours.
« D'innocents enfants réclament auprès de vous. Citoyens représentants, la liberté de leur tendre mère, de leur mère à qui on n'a pu reprocher que le malheur d'être entrée dans une classe à laquelle elle a prouvé qu'elle se croyait étrangère, puisqu'elle ne s'est jamais entourée que des meilleurs patriotes, que des plus excellents montagnards. Ayant demandé son ordre de passe pour se soumettre à la loi du 26 germinal, elle fut arrêtée le soir, sans pouvoir en pénétrer la cause.
l'enfance. 03
» Citoyens représentants, vous ne laisserez pas opprimer l'innocence, le patriotisme et la vertu. Rendez la vie à de malheureux enfants, leur âge n'est pas fait pour la douleur.