SCENE VII
D'ERVILLÉ, DUPERRON.
duperron, en dehors : à droite.
Ces dames sont avec ma fille dans le grand salon. Je vous rejoins... (Entrant.) Ah ! vous voilà, d'Ervillé, je vous attendais avec impatience!
d'ervjllé.
Bonjour, Duperron, bonjour... vous voyez que j'ai été exact.
DUPERRON
Et je vous en remercie, car j'attends de vous une ré ponse formelle et prompte à une proposition que j'ai à vous faire.
û4 HCRTENSE DE BLEHGIE.
d'ervillé.
Parlez, mon cher Duperron ; toute proposition venant de vous, doit être honorable et bonne.
duperron, s9 asseyant avec d'Ervillê sur le canapé. Vous connaissez Amélie?
d'ervillé.
Une charmante enfant... il y a deux ans.
duperron.
Qui est devenue une charmante jeune fille.
d'ervillé.
Elle le promettait.
DUPERRON
C'est une âme d'élite, d'Ervillé... c'est un esprilgrave et résolu.
d'ervillé.
Elle a donc hérité de vous?
DUPERRON
Eh bien! d'Ervillé, je viens faire près de vous une démarche qui n'est guère dans les habitudes du monde et que l'estime que je fais de vous peut seule excuser... d'ervillé.
Quelle démarche?...
duperron.
Ecoutez-moi, d'Ervillé:' Je me suis marié à vingtans à une femme plus âgée que moi, et par des raisons... d'ervillé.
Qui vous honorent... Il s'agissait de sauver l'honneur et la fortune de votre père.
DUPPERON.
Pendant quinze ans qu'a duré ce mariage, je ne pense pas que Mme Duperron se soit jamais aperçue que c'avait été pour moi un sacrifice.
d'ervillé.
Vous avez été parfait pour elle.
DUPERRON
J'ai accepté le devoir d'un homme d'honneur ; mais, croyez-moi, d'ErviIlé,j'ai eu à subir de cruels combats. d'ervillé.
M,ne Duperron passait pour être d'un caractère facile.