‹ Hortense de Cerny comédie en deux actes, mêlée de chant par mm. Bayard et Arthur de BeauplanChapitre 17 sur 43 · DE YARENNES, GASTON, HECTOR · texte numérisé non relu

DE YARENNES, GASTON, HECTOR

castor, portant des épées, qu’il cache avec un pardessus qu’il a sous le bras.

Ah! c’est vous, Hector!

Hector, à de Farennes.

Pardon !

DE VA RENNES

Faites, de grâce.

GASTON

Voi>9 allez me servir de témoin.

DE YARENNES, à part.

Bah!

nFCTOR.

A vous!., eh ! mais... (Bas.) Une affaire avec le baron !.. ce n’est pas sérieux.

GASTON, hOUt.

Si fait ' . très-scricux! j’ai compte...

HECTOR

Sur moi? allons donc... est-coque je peux être témoin oontro un homme... contre un mari... Je serais plutôt le sien.

GASTON

C'est juste.

HECTOR

Mais poür arranger...

CASTON.

Merci ! (Allant h de Farennes après un moment d'embarras et d’Aésifa/ioii.) Monsieur, je n’ai aucun litre pour solliciter de vous un pareil service... mais, inconnu dans cette ville...

DK YARENNES. I

Mon Dieu, Monsieur, ce serait avec d’autant plus do plaisir que moi-mémo j’aurais peut-être ou recours à votre obligeance.

GASTON

Vous, Monsieur?

HECTOR

Vous deviez vous battre ?

DE YARENNES.

Oh ! oui... pour une espèce do folle que j’ai connue un peu... beaucoup...

Passionnément.

DE YARENNES.

Et qui m’accuse de l'avoir compromise... perdue...

^ ^ Gaston, le regardant avec surprise.

HECTOR, riant.

Elles en disent toutes autant.

D8 VARENXBS.

On m’annonçait «nn arrivée... et jo m’attendais â quelque esclandre de la part d'un Don Quichotte amoureux... b moii>i;iche? sans doute... boutouno jusqu’au mouton, et armé jusqu’aux dents pour ôlro son... vengeur !

HECTOR

Oui, quelque imbécile.

Gaston, arec un peu d'impatience.

Enfin, Monsieur, puis-je compter sur vous?

de VAitE.NNks. tirant sa montre.

C’est que je suis attendu.

Ht.crOR, virement à Gaston.

Ah ! j’oubliais... l/l urend Gaston itarle bras et remmène h fer-

HORTENSE OE CFRNY.

trtmc droite; bas.) Monsieur ne peut pas être voire témoin ..il connaît monsieur de Juvigny.

CASTON.

Monsieur de J u vigny ?

HECTOR

C'est un parent de sa future.

varennes, allant à Gaston.

Cependant, ü y a des choses qu’on no peut refuser.

CASTON.

Merci, Monsieur; je n’insiste plus... au contraire... on se bat sans témoin. (JJ remonte un peu et passe à gauche, derrière de Farenncs.)

DR VARENNES

C’est ce que je voulais faire. [Il salue Gaston en passant.) Monsieur....

Caston, saluant."

Monsieur. (Il pose ses épées sur la chaise de gauche ) bector , à de Fortune*

Je voua suis. ( Donnant la main à de Farennes et passant devant lui pour aller à Gaston .) Dites donc, ce n’est pas avec lui qu’il faut vous battre. ..c’est avec l’autre... le monsieur do la fenêtre

caston, allant à Hector.

Expliquez-vous ?

Adieu! adieu!.. (A de Farenne*.) Ulnns, venez, Monsieur... Monsieur?

VARENNES

Jules do Varennes.

HECTOR

Jules de Varennes ! {Us sortent en rûrnf.)

caston, seul.

L’aulre! le monsieur, de la f. nôtre !... qu<* veut-il dire? Et ce rire moqueur! Ah! morbleu!... qu’ily prenne g»r le ! Je ne souffrirai pas... quoi don'? que sas-jo? quel est ne mystère ? les longs chagrins d’Hortense, quelle on est b cause? Compromise... perdue... do quello fomm 1 * partait donc ce jeune homme qui sort avec lui? quel étrange rapport l... Ah ! je souffre, j’ai la fièvre... c’est à vous briser le cœur.

Page 1