GASTON, HORTENSE
hortense, sortant vivement de la maison .
Non, non, c’est impossible !
GASTON
Ah ! je nous revois enfin !
I HOItTKNSB.
Que m’apprend-on et qu’avez vous fait? une querelle, une provocation à M. do Juvigny !
GASTON
Il vous a dit... ahl le lâche.:.
OORTBKSB.
Silence 1 ce n’est pas lui, mais sa jeune femme qui, tremblante et tout en larmes, m’a confié un projet que j’aurais dû prévoir... On m’avait bien dit que vous étiez colère, violent et emporté.
GASTON
Moi ! qui suis calme et doux comme un enfantl quoi est le m sérable qui vous a dit cela?. . . Je le tuerai !
HORTENSK.
Ah ! voilît une prouve à laquelle je ne pensais pas.
GASTON
Grâce! mais faut-il m’accuser parce que je veux pumr l'auteur do vos chagrins, celui qui a flétri voire nom?
IlOETENSE.
Ce n'est pas M. de Juvigny.
GASTON
Mais vous me l’avez avoué !... Cet homme que vous fuyez ! qui co matin encore.. . ici...
Co n’est pas M. de Juvigny, vous dis-jo.
GASTON
Mais il n'a pas nié l’outrage...
ItÛRTENSK.
Quel outrage? et quel droit airais-je de me plaindre? M. do Juvigny, au moment d’être mon époux, a refusé ma inain, que son honneur ne lui permettrait pas d'accepter.
Son honneur?
Refus pénible pour moi... cruel, injuste sans doute vmai« lui seul était j**ge de co qu’il dcv.nl faire... El lorsque après un aveu franc et loyal, il s’éloigna de mol, d<* moi déshonorée h «es yeux, comme aux yeux de tous, je baissai la lêlu en pleu'Anl, et si mon cœur se gonfla de mépris et de haine... ah! co ne fut pascontio lui...