‹ Hortense de Cerny comédie en deux actes, mêlée de chant par mm. Bayard et Arthur de BeauplanChapitre 34 sur 43 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

AMÉLIE, DESCfïAMPS, puis HORTENSE el GASTON.

AMÉLIE, rircrncfit à Deschamp » gui est resté au fond.

Deschamps I Madamo !

DESCHAMPS

AMÉLIE

Voyei-vons dans le pare un jeune homme... celui mil e«t arme ce matin? 1

DESCHAMPS

Le voici là -bas.

AMÉLIE

Qu’il vienne ! qu'il vienne ! je l’attends !

Disc hauts.

Oui, madame ! (Il sort.)

AMÉLIE, seule.

Il faut qu'Ifnrlense le reçoive, jo vais lo conduire!

HORTBSfK, entrant par la porte de gauche'.

Tu es seule?

AMÉLIE

Oh ! vieus donc! mon mari . monsieur do Varennes est arrivé., un accident... une chute de dut val l'avait retenu en rouleu

Ah ! mou Dieu!

AMELIE.

homm^ui P t ST.l'r'‘ n " Uro - m * h “ f-i—

... „ , . BOMTEVS*.

lu las fait parnr?

AMÉLIE

Non, il faut absolument quo tu l’entendes...

HORTJiVSE.

A quoi bon ?

uaston, entrant par la porte du fond à droite * ' ' u * f?; o rappelez, madame?

■ORTEVSR.

Gaston f

* 1 * 1 1 'f™ 5 vo ! r c " n " 'iopui, vou» dire :

.... . I- |<«» >UU9 *uir vuun : je

liortenso, séchez vos larmes! vous êtes vengée

UORTEKSI.

A engée ?

, AMÉLIE

II s est battu pour toi.

iiortknse, allant à lui en passant devant Amélie.

Ah 1 vous n’étes pas blessé ?**

OlSTOI. \

Ai* d'Yclee.

Le ciel, madame, a pr»;*gl ma cauta,

C’élail U vôtre... bflureui »i trionpIiMt,

J* u* v»«i plat qq« dAfwntiis ou m*

Vou» accuser lorsque je vou» défend I Ah! vous HW îrprii q«« je rfctaaw...

El plein d’eipùr h tos pieds j« rcrivn;

Car le vengeur de voire n»m, ma-tawa,

A meritd de voua dooacr le aïeul , , AMÉLIE.

h I c est juste!

GASTON

tcute*) ’° 9 lellr ”’ ra “ con î utw > «PWWaJM. (Il ta lui prt

Mes lettres?

Tu lui avais donc écrit?

A M. Hector f

HORTBNSR.

AMCLIB.

IWRT9N9B.

CASTON.

Hector 1 mais non ! c'est à lui! c'est à M. de Varennes que ia les ai arrachées.

AMÉLIE

A M. de Varennes f

IIORTENSI.

Monsieur t

GASTON

I n coup d'épée l’a forcé à ma les rendre! lu voici!

AMÉUK, prenant vivement les lettrés.

Monsieur do Varennes !

IIORTIHS*.

Malheureux !

GASTON

Madame !

amrlir, ouvrant une des lettres \

M. do Varennes... c’est bien cela,

. MVNMk

Que fais-tu ?

AMÉLIE

Paméla ! oui ! oui, PaméJa !.. ce nom que tout à l’heure encore là... devant moi! . Oh ! c’est affn ut.

iiortensb, à Gaston.

Ah! qu'avez-vous fait?

j OASTON.

Moi! mais j’ai puni un lâche, qui vous insultait encore ! qui i M glorifiait de votre amour, dune faiblesse... à laquelle je uo | crois pas !.. Monsieur de Varennes !..

Taisez-vous ! taisez-vous !

AMÉLIE

Oh ! il m'a trompée... ils me trompaient tous... cette blessure ! c était un duel pour celte femme qui ose encore lui écrire. hortbnse, allant à elle.

Oh I nç crois pas t

AMÉLIE, passant derrière Hortenee et se dirigeant vers la porte latérale de droite **.

Laissez-moi ! hisser -moi!., je lo verrai.

deschamps, paraissant par la porte du fond, A droite. Madame!

AMÉLIE

Qu’y a-t-il ? que roulez-vous ?

DPSCH4MP9.

Monsieur le maire fait demander h qne*1e heure if •* : r j :t aii-nare.

Amélie, très-virement.

j™.]? » "‘if 0 ’ m " ra,r *« P»*. («<'* **1 fer !» ,md> de

1*' W <-*«»». itppuyi 1 sur le da.fi r de la

causeuse, regarde ce qui se passe avec clonnemtHt.j

IlOiyrKNSE DE CF.RNY.

hobten3b, tmvant Amitié.

Amélie! I Gaston^ pendant ce mouvement, passe à gauche sur le devant de la scène.)

8CE1VE vni.

GASTON. 1IORTENSR.

Caston.

Mais qu’ost-ce donc î Jo ne puis com prendre., .

HOBtbn'se, redescendant en scène.

Vous ne comprenez pas que, par une errrur nouvelle, vous avez jeté dans cette maison lo trouble que jo porte partout après moi ?

csarofl.

Une erreur 1 mais ne m’avez-vous pas dit qu’il était l&, que vous le fuyiez, et M. do Varennes lui-mème-. .

ROM nos.

Monsieur do Varennes?

CASTON.

Ne m’a-t-il pas avoué qu’une jeune ftlle l'accusait de l’avoir compromise, perdue... (Juanri il m’a ru en face de lni, l'épée à la main, no m*a-t-il pas bravé? n'a-t-il pas, pour toute explicttion, jeté une insulte nouvelle il crlle femme?

HOHTEX3B.

Th I ce n’était pas moi !

CASTON.

C'était vous que je croyais venger.

HORTENSE, SCrrrfWMl?.

Me venger ! et pourquoi, monsieur? qui vous Ta demandé? de quel droit, à quel i lire vous Êtes-vnns attaché 11 nies pas, lorsque jo vous fuyais; lorsque, effrayée do vos persécutions, do vos violences, ie vous déb-nd.iis de me suivre, do m’aimer? Ah 1 je sentais lit qu'un malheur nouveau allait tomber sur moi... lo malheur do ma seule arnie... Ah ! je ne vous le pardonnerai jamais. {Elle ta pour sortir à droite.)

casion, fa retenant et se Jetant à ses genoux.

Horten9o!oh! grâce! grâce l ne dites pas cela ! Mais, vous voyez bien que je vous aime, et que votre fuite, vos rigueurs, ▼01 ro désespoir, rn’ont fait perdre la raison!... Oui, je suis un fou, un malheureux ! Mais je souffre de votre douleur , vos offenses sont les miennes; je donnerais une goutte de mon sang pour chacune des larmes que jo vous vois répandre... Uorlenso! oh 1 ne dites pas que vous ne me pardonnerez jamais I

Mon ami, relevez-vous I

caston, avec beaucoup de soumission.

Je vous obéis, je vous obéirai ee tout. Désormais, pas un mot, pas une démarche sans votro ordre ; je vous le promets, je vous le jure... Et le coupable, lui-môme, s'il était là, avant d’aller h lui, je vous dirais : Le voulez-vous?

Le coupablo ?

CASTON.

Tout à l’heure, vous avez laissé échapper son nom... Hector... C’est Hector de Morvan.

II0RTF.N3B*

Eh bien ! oui ; c’est lui qui me doit uno réparation à laquelle j'ai droit; je l'aurai!

Je m’en charge!... (avec emportement) cl, s’il refuse...

Encore !

CASTON.

Non; jo suis calme... Voyea.

Partez, partez aujourd’hui, à Tin<»rnnt mémo ; mais sans le revoir, sons passer par Mevers. {Mouvement de Gaston.) Vous m'avez proiuis d’obéir.

0 ASTON

Si vous l’exigez?

Je l’exige... Retournez à Fontainebleau.

Gaston, (F un ton suppliant.

Où vous reviendrez T

nORTMSN.

Je vous lo promets... Adieu! Je vois rApornf b faute que Tous avez faite, et rendre Amélie ft son époux. { Rite ra pont

sortir à droite; s'arrête et lui lend la main, Gaston la baise avec transport.) Partez 1

CASTON, seul,

Allons! elle l’ordonne, et puisque c’est I ce prix... Maïs partir sans retournor à Nevers, sans le voir, lui, le misérable qui s'est joué de moi!... Si je pouvais... mais j'ai promis d’oublier... d’ôtro calme.

de varennes, sertis être eu, à droite.

C’est une indigne trahison I

CASTON.

Monsieur de Varennes ! je ne dois pas le revoir. (Il va ouvrir la porte du fond à gauche.)

scEîie rx.

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