RECTO
Voua m’en roule*.
jturrn.
Peut-être} mai»
Je euît bonne, et je voue marie.
Me marier, merci ! jemaia Je ne meta à la loterie.
JULIETTE
Apres ce que vous avez fait?
HECTOR
Mais encore une fois, qu’est-ce que j’ai fait T car le diable m'emporte si je me rappelle... 11 y a des malheurs possibles, je ne dis pas... (Cherchant.) Hortense! liortense!.. J'ai connu des Caroline, des Elisa... des Héloïse... voire môme des Juliette.
JULIETTE
Monsieur !
HECTOR
Mais des Hortense, jamais!
JULIETTE
C'est une personne... jeune, charmante!
HECTOR
Bien! mais...
JULIETTE
Toutes les grâces, tous les talents, une sensibilité...
Je vous crois, mais...
JULIETTE
Ce sera une femme accomplie, meilleure que vous ne méritez.
HECTOR
Soit, mais...
JULIETTE
Un bon parti.
hictor, gagnant rextrime droite.
Ta, ta, ta.
JULIETTE
Quarante mille livres de rente !
BRCToa, h retournant brusquement.
Hein T
JULIETTE
11 paratt qu’elle était pauvre quand vous l'avez connue Mais une riche succession...
hector, très-sérieusement.
Après ça, je l’ai déshonorée... je suis un honnête homme.
JULIETTE
Ccst bien heureux! Silence I { Juliette remonte au devant <f Hortense et d'Amélie . qui entrent par la porte de droite ; Hector passe à gauche. Les trois femmes restent au milieu de la scène.)
■CENE xa.
HECTOR, JULIETTE, HORTENSE, AMÉÜE.eneuite JUV1GN Y hortense, à Amélie, sans voir ceux qui sont en scène.
Si fait... tu lui pardonneras.
AMÉLIE
Non ! non I jamais.
Je t’en prie...
Juliette, monJronl Hector.
M. Hector de Morvan...
hortense, apercevant Hector , avec effroi.
Ah!
AMÉLIE, à part.
Un ami de mon mari. Cela ne m’étonne plus. [Hector salue. ) ENSEMBLE.
Ai» de Ftabueho.
»onna«ï, à part.
C(»l! t’eat lai, de frayeur Je me eens leste tau,
Ah t pourrai-je b a» vue
Surmonter ma douleur T
jtititmi «I ivtiu.
Ah ! mon Dieu I de frayeur,
Le voilà tout émue,
J# partage, b «a vue,
Son trouble et u douleur.
HEcroa.
D'où vient donc la frayeur Dont je la voit émue,
Mail e’rst, je crota, ma vue Qui cause ta douleur 1
HECTOR, à part.
Elle est très-bien... mais jo veux être fusillé si...
dr juvigny, entrant par la porte du fond à droite.
Que devenez vous donc? [Juliette lui fait signe de se taire, tandis qu' Hortense fait un pas vers Hector et le regarde fixement. Juvigny reste étonné pris de la porte par laquelle il est entré* .) hortense, à Hector, avec beaucoup de dignité.
Monsieur, me connaissez-vous ?
HECTOR
Non, Mademoiselle.
Vous ai-je jamais autorisé par un mot, par un geste, par on regard, à vous introduire chez moi T
HECTOB.
Jamais !
JC VIGNY.
Que veut dire? [Amélie et Juliette lui font signe de se taire.) JULIETTE.
Permettez...
Ainsi, monsieur Hector de Morvan... à Metz, dans cette auberge où j’étais forcée de passer la nuit...
Juliette, à part.
A Metz.
JliVlONT.
Ahl j'y suis.f/ulieffe le fait taire , il rèpètehvoix basse.) J’y suis.
C’eet donc comme un lâche sans honneur et sans foi, que vous avez brisé ma fenêtre (mouremenf d'Hector) pour pénétrer dans l’ombre jusqu’à moi, pauvre fille, sans autre defeose que mon désespoir et mes larmes.
HECTOR
Moi! jamais! je vous jure...
Vous niez? cela devait être.
HECTOR
Mais oui !
Juliette, descendant un peu et a Hector.
Nonl
HECTOR
Mais si.
Démentez donc cette preuve que vous avez laissée après vous. [Elle tire u» petit portefeuille de sa ceinture.)
HECTOR
Une preoveî...
Ce portefeuille (y prenant une carte) et votre nom... {Juliette prend la carte des mains <? Hortense et la remet vivement à Hector.) Hector,* prenant ta carte.
Cette carte... mon nom... oui! oui!., mon nom!
JULIETTE
Mais il est prêt à réparer par un mariage...
HORTtNSE, fièrement.
Un mariage! Après unepareille infamie, je n’aurais qu’un refus pour l'homme que j’aurais aimé ; que sera-co donc pour colui que je méprise ? (Elle jette le portefeuille à terre et elle sort par la porte de droite. Juliette remonte vers son mari, Amélie remonte aussi pour suivre Hortense, Hector se dirige de même vers la droite. Pendant ces dernières répliques, Gaston a paru à U porte de gauche, au fond.)
Hector, à Hortense oui s'éloigne.
Permettez, mademoiselle. (A Amélie qui te trouve devant lui .) Mais, madame...
amElie. saluant Hector.
Monsieur, je ne vous retiens pas. (Elle sort par la porte de droite.)
de juvicny, descendant à gauche.
Oh!
HORTKNbfc DE CERNÏ.
Hector, trouvant encore Juliette devant lui.
Madame la baronne... de grâce.
Juliette, bat.
A Metz, du temps que vous m’aimiez... Ahl fl! (Jille tort par la porte de droite . Hector va s'asseoir sur lu causeuse. Gaston, qui est entré tout à fait, se lient au fond au milieu.)