‹ Hortense de Cerny comédie en deux actes, mêlée de chant par mm. Bayard et Arthur de BeauplanChapitre 39 sur 43 · SCENE xni · texte numérisé non relu

SCENE xni

de jd vigny, Gaston, hector.

HECTOR, assit.

Ah! c’en est trop, morbleu !... EIlos sont toutes liguées contre moi... Mais oui... c’est bien ma cartel (Lisant) Hecor...

DB juvignt, qui s'est approché d'Hector , cherchant à lire.

Hector de Morvan.

HECTOR

Ah ! comte ! c'est h se casser la tôle contre les murs , savezvous T

ns juvignt, allant à gauche

Vous avez perdu quelque chose. (Il ramasse le portefeuille.)

nwrroR.

Mais cette accusation, ce mépris... je ne les accepte pasl (Gaston est descendu à droite derrière la causeuse. )

Il le faut , pourtant.

iiECTon, se levant.

Ahl bon I vous voilà, vous 1 qu’est-ce que vous roulez? qu'cstceque vous demandez ? car je suis agace, furieux, à la fin ! Caston , se contenant.

Cest vous qui vous emportez?

hector. avec colère.

Si je m’emporte ! mais oui! mais oui! Et puisque vous êtes le champion do cette femme que je ne connais pas, que je n’ai jamais vue ni de face ni de profil... que Juliette voulait me faire épouser...

CASTOR

A vous?

de juvigny, étonné

Juliette!

HECTOR

Je veux dire madame la baronne... et jo me laissais faire! C’était absurde ! c’était bête !

DB JUVIGNY

Mais elle a refusé.

HECTOR

Et moi donc !

CASTON.

Vous refusez?

De réparer des torts que je n’ai pas eus, et c’est à vous que je demande raison, h mon tour!

GASTON

niions donc ! je suis prêt... jo ne demande pas mieux... el puisque vous me provoquez... car c’est vous...

JUVIGNT.

Messieurs...

BBCTOR.

Bravo ! nous noustouperons la gorge... nous nous massacrerons 1 et tout cela pour une peronnelle.

Gaston.

C’est ma sœur, Monsieur! vous l’avez insultée et je la venge.

JUVIGNY

De grâce I

HECTOR

Vous la vengez!., il est charmant !.. mais de quoi? de quoi?

JUVIGNY

Et votre carte trouvée chez elle?

HECTOR

Ma carte ! ma carte !... oui... la voilà. Mais comment est-elle dans ses mains?

Vous voyez bien. (Il remonte.*)

JUVIGNY

Prenez donc votre portefeuille... vos papiers.

HECTOR

Co portefeuille, ce» papiers ... mais, cela ne m’appartient pas. gastOn, descendant au milieu et prenant le porte feuille.

Ce portefeuille!., eh! mais... parbleu! (tris- froidement.) Voici mon chiffre, c'est à moi !

Micron.

A vous?

JUVIGNY

Plaît-il ?

CASTON.

Eh ! oui ! ces papiers que je cherchais depuis mon départ de Metz ou ju les avais perdus.

HECTOR

A Metz?

JUVIGNY

Ah t bah !

Et c’est h voua... c’est à... c'est... mais ma Parte... comment se fait-il? comment? (Après un silence , poussant un cri.) Ah !

J t VIGNY.

Quoi donc?

HECTOR

Oh ! ce serait un coup du ciel !

Gaston.

Que voulez-vous dire?

HECTOR

A Metz... sur les remparts... la veille do notre départ... cette carte que je vous remis pour nous revoir à Paria...

Gaston.

Eh bien?

hbctor, bas, vivement à Gaston.

Plus de doute! elle était là dans co portefeuille... que vous perdiez la nuit suivante dant cette chambre dont une passion d’un jour vous faisait escalader 1a fenêtre.

carton.

Grand Dieu I

■ scion, de mime.

Chez llortense.

GASTON

Mais non, chez Juliette.

HECTOR

Hein?

«UV1GNT.

Juliette... quelle Juliette?

GASTON

Monsieur...

hector, passant vivement devant Gaelon, à Juvigny .

Rien, rien. (Bas d Gaston.) Maladroit! (Haut à Juvionu.) Une jeune fille d'auberge!

GASTON

Mais c'est impossible!

JüviGNT, ornant au milieu d’eux par derrière .

Vous dites?

HECTOR

Un quiproquo de garnison... les quiproquos... c'est son fort... vous savez ! (fl le fait remonter et passer à gauche .)

GASTON, à part.

Eh quoi!... cos larmes... ce désespoir... cetto femme qui mo fuyait... (Gaston rient s'asseoir sur ta causeu<e.)

HECTOR

Ah! l’amoureux qui passait la nuit chez votre héroïne de roman ...c'était vous?

Malheureux!

gaston, à Hector v HECTOR.

Parbleu! je suis ravi... enchanté... vous qui vouliez tuer... d'abord, ce bon monsieur do Juvigny, l’innocence même. juvigny, réfléchissant.

Juliette... Ht dit...

gaston, coulant faire taire Hector.

De grâce !

t HECTOR.

Et ce brave monsieur de Varennee, que vous embroche/ de votre épée... dont vous faites manquer la mariage..

Gaston.

Hector !

HECTOR

Et moi, moi, Hector, qui voulais bêtement épouser...

GASTON

Hector I

HECTOR

Air de B*» Fovart.

Voua dtiex dur, inexorable'.

JUVIGNY

Lui qui voulait noua tuor louât Carton.

Meuieura !

HECTOR

Voua tene* le coupable !

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