GASTON, HECTOR, JUVIGNY, JULIETTE
Juliette, entrant, un petit carton à la main. Elle rient delà maison.
Mon Dieu, qu’y a-t-il donc?
JU VIGNY
Ah! ma femme ! Venez donc, ma chère, venez doue... Eh bien, co n’etait pas lui que j’avais vu, que j’avais entendu. { Il fait passer Juliette devant lui .)
JULIETTE, ô part.
Encore... Malgré ma défense!
uector, saluant.
Madame la baronne !
Gaston, à part, regardant Juliette.
Ccst bien cela!
Juliette, arec beaucoup de réserve. *
En effet, je no pouvais croire.-.
Jti VICXT.
Ah ! c’est que nous autres diplomates nous avons le coup d’œil sur... et l’oreille d’une tioesse
hector, bas h Gaston.
Finesse... en longueur!
JtrvicNT.
M. Hector est ici avec un do anikf£<i$/<>>i sa/ut /ufre/fr.) Il ne b attendait pas non plus à cette rencontre.
Juliette, avec intention.
Qui sera sans doute la dernière.
caston, bas à Hector.
C’est un congé !
If LUTTE.
Car nous voilà ail but do iioUx* voyago...
uhtsnv, en remontent im peu et passant derrière Juliette.
Oui, nous ne sommes plus qu'à quelques lieues du château ou I on nous attend pour un mariage. | Hector et Juvigny remontent en causant ensemble.)
Juliette, à part.
Qu*A donc ce monsieur h me regarder en souriant ? caston, ù pari.
Elle a un aplomb admirable 1 (Il remonte.)
JUVictnr, redescendant.
J’ai fait demander des choraux pour co soit., en attendant je vais visiter avec la baronne celle ville de Nevers... juMjuV la
HECTOR
Oh ! je vous préviens que c’est une échelle b descendre. juvigny.
C’est dire que vous ne venez pas avec nous.
HECTOR
Si fait... si M** 1a baronne veut bien me 1* permettre. (Bas à Gaston gui est redescendu). C’est toujours comtndça.
Juliette, à Juvigny qui descend à droite .*
Mais d’abord, mon ami, déüarrassez-moi donc do co petit carion que j’ai trouvé au milieu do mes effets, et qui n’est iîas b moi ! 1
J 0 VICXT.
II doit y avoir un nom sur ce carton.
JULIETTE
Oui, un nom presque déchiré... Voyez, M"* ou
Hortcnso de Ccniy! Ah ! bah !
caston. descendant rive m- ni arec Hector, entre Jttrianu et „ Juliette. 9 *
Uorlcmc f
UORTENSE DE CÊtlNÎ.
TOCS, »e rtyurdant.
Hein?
cvstoN, balbutiant.
De... Coroy.
RtCTOB.
Gaston... qu’avez-rous? Ce (rouble...
castor.
Moll... non... non...
jcnrrre.
Vous connaissez ce notn-là , Monsieur ?
CASTON.
Hortenso de... Cerny... je... je ne crois pas .
uvigkï, allant à JutUtUe.
F.h bien... moi, je le connai*!
oaston.
Aht Monsieur ?...
Hector, la* à GaUon.
Est-coque? (Gaston lui ttrre la mtin pour le faire fuir».) lULterre, à son w art.
Vous connaissez le nom, par conséquent colle qui le porte... C’esl donc pour cria que tout h l’heuic mon domestique ayant porté ce carton chez une jeune dame qui est arrivie eu môme temps quo nous... il n’a pas eu plutôt dit qu’il venait de la part de M** do J ii vigny, qu’on lui a brusquement formé la porto au ne* oo «écriant que l'on ue connaissait pas.
CASTON.
Ahl ici... dans colle auberge.
■BCTuR, à part.
C’est son héroïne !
JCVICXÏ.
Jecomprends... il y a des raison* particulières... Vous saurez... remettez ce carton h l’aubergisie. ( Jl remonte r ers la maiaon. ) caston, t'avançant vert Juliette pour prendre le carton.
Non, donnez, Madame.
- tourne, le retirant.
Permettez, Monsieur.
«\ston, bas.
Ahl do grâce, Juliette...
«JtiBTTfi, stupéfaite.
Plaît-il? Est-ce quo je connais ce monsieur? {Elle patte à i droite. ** )
juvtflNY, voyant M mt Caplain qui sort de la maieo m Et justement In voici... [J Ua ni prendre le carton des main* de Juliette.) Tonez, Madame, vous remettrez c? petit carton à une jeune darn^qui tsi arrivée co malin. [Elle le lui donne.) u m * cvmij, le prenant.
Ah I oui, je sa». Vos chevaux sont commandés, momie»,
jcvicst, prenant le hras de «a femme.
Air de dante de t Fnfant prodigue.
nu tKèrr,
(J Hcetor.) Et voue, iV*p^ri>,
Comme toejour#, vou* venei Svce nous?
IICTOR, bae d (iatlcm.
Bravo ! c'en elle,
CY*t votre belle.
Dieu voua ramène et ta chance e»l à v<n**l JL'LIBTTB, à part.
Gaston, j’oi la co nom-lircu bus de quelque billet.
RRPRWE ensemble, jcvigm, à ia femme.
Venir, ma e bère.
À Hector.
Et t«**, jY*père,
Comme toujours voua vauos Root.
A jurt.
Oh î oui, cY«t dit,
Oui, cYst bien celle Dont j'ai failli jadis être 17 p -ui.
jrt.iKriE, à part.' lt a beau faire,
Oui, je l'ospir»,
Il doit bientôt -a séjiarar de nous.
Pour lui, cruelle, ,
Je Mb fidèlo
A mes devoirs, au baron, mon d'ions.
caston, à port.
Elle a beau faire,
Bientôt, jVipAre,
Pin* de secret*, de myctèro ntw nous.
Oui, oui, cYjU «lie,
Et U cruelle,
A s«o ioa«, *« trouva a« reodet-vou*.
HCCToR, d part.
Elle a beau faire^
Bientôt, j’rspdre,
Mo retrouver ectr# elle et ton époux.
Bat d Caiim.
Bravo, cY*l elle,
C’rat Totre balle,
Diou vous l'amène et la chance e*t b von*.
Juvigny donnant le beat à femme et ntivi d'Hector tort per le fond Af«* Caplain le» accompagne et rgiie d la gauche de la parle. carton, >ri*-emu.
Llto mon Dieu !... eflo... Ilorlense? 1er ?...
caplain. regardant Hector qnl £ Unique.
AhqN, fl no veut pas quitter ma maison ccl intrigant.
CASTON.
Et el'oa refusé... (.!/*• Caplain ta pour rentrer dans la maison, il court à elle.’) Madame, madame, eu car ion, du niiez- moi eu carton.
M®" CAPLAIN.
Mais, monsieur...
caston, h lai arrachant.
Eh! donnez donc.
*“* CCTLAIl*.
Prenez garde. Monsieur, c’esl (rte-prôéieux, c’cst un bonnet. caston, se promenant sur le devant du théâtre dans la plus grande agitation.
Elle a refus'* do me recevoir... moi!., mais elle ne refusera pas co canon ! (Gcsliculant avec le carton.) Ah I je lui parlerai, enfin I et morbleu !
caplain, le suwani.
Mas vous le déformez.
caston, frappant sur le carton.
Vous croyez! non , non l... il n’y paraîtra pas.
M“ r CiPLAIK.
il va ôlre joli.
caston, remontant vers la maison.
Je cours... c’est elle! (Jl se cache derrière le picdetlal.)
*“• caplain.
Elle... ah! ( Hortente sort de la maison.)