Nos insensati . ergo crravimus.» (Sap. V
La dernière ligne de cette miniature nous montre les damnés après le Jugement poussés par les Anges dans les flammes de 1 enfer. Il n’y a plus seulement un fleuve de feu sous leurs pieds, comme avant la condamnation, mais les flammes les enveloppent complètement et dépassent leurs têtes. Au premier plan quelques figures sont couchées et plongées dans le fleuve de feu, on y reconnaît un assassin tenant une tête au bout d’une lance et un voleur portant deux sacs d’argent. Notre Abbesse qui écrivait et peignait pour des religieuses et des élèves d’extraction noble, a voulu leur montrer, en plaçant en enfer des rois, des reines et des religieux, que la noblesse et l’état religieux ne sont pas en eux-mêmes une garantie contre la perdition.
L’arrangement monumental avec lequel Herrade a représenté cette scène terrible de l’Évangile rappelle l’art bysantin, qui l’a fréquemment reproduite dans ses mosaïques et ses fresques. Mais si la conception est conforme aux traditions de l’art bysantin, la manière d’exécuter s’en éloigne beaucoup ; on sent que notre artiste a cbercbé à s’affranchir de la rigidité excessive des personnages et des costumes qui caractérise les œuvres bysantines, elle a observé la nature, et s’est préoccupée sinon de donner aux visages l’expression de la joie ou de la terreur, ce que l’art de cette époque était incapable de rendre, du moins de reproduire le geste vrai et d’exprimer les sentiments par l’attitude et le mouvement des personnages*.
PLANCHE LXXII. justes au ciel. — le diable enchaîné.
La première image de cette planche représente quatre Justes dans le ciel. Elle se trouvait au haut du f° 247, mais primitivement elle devait suivre de plus près la grande miniature du f° 244 verso, reproduite dans notre planche LXVI, dont elle est la continuation; le f° 246 a été intercalé plus tard. Voici la légende écrite au-dessus de cette rangée de Justes: «Les Saints se réjouissent dans la gloire, et se délectent dans une allégresse qui durera toujours»*. Pour le reste nous renvoyons le lecteur à l’explication de la planche LXVL
Si ce premier dessin est ici en retard, et doit être reporté avant la scène du Jugement, par contre le second sujet de notre planche vient exactement à son rang. C’est le diable enchaîné par les Anges après le Jugement dernier, et devant être précipité dans l’étang de feu, où nous le retrouverons dans la miniature suivante qui représente l’Enfer8.
PLANCHE LXXIII. l-enfer.
On peut considérer cette miniature comme le complément du cycle du Jugement dernier, c’est le châtiment éternel des maudits placés à la gauche du Souverain Juge, comme d’autre part les fidèles placés à sa droite sont récompensés éternellement dans le ciel. Ici, notre artiste a donné libre carrière à sa puissante imagination, et sa conception était bien faite pour terrifier les religieuses et les élèves de Hohenburg et les éloigner du vice.
L’encadrement du domaine infernal est formé par une série de cavernes enflammées, où paraissent des damnés dans les positions les plus diverses. Le torrent de feu que nous avons vu se répandre dans la scène du Jugement continue de rouler ses flots, et partage le tableau de l’Enfer en quati’e zones ou étages.
Nous commencerons l’explication par la zone inférieure; là, en effet, nous retrouvons Satan que, dans la miniature précédente, des Anges enchaînaient pour le précipiter dans l’étang de feu. Il est là comme le roi de cet affreux royaume, comme le prince des démons qui tourmentent les damnés. Au-dessus de lui on lit ce texte: « Lucifer ut Satanas», c’est-à-dire « Lucifer devenu Satan»*. 11 a le cou enchaîné au fleuve de feu qui encadre le réduit spécial où il est assis. Son siège est formé de deux monstres qui engloutissent des damnés et dont les pieds enserrent et écrasent des têtes. Sur son giron Satan tient une petite figure auprès de laquelle on lit: «L 'Antéchrist». L’Antéchrist, selon l’Écriture, est, en effet, le premier-né de Satan, la personnification la plus complète de sa méchanceté et de sa puissance, le plus grand adversaire de Jésus-Christ, sa place est donc bien trouvée sur les genoux du Père du mensonge. En continuant notre inspection, nous trouvons à côté du réduit de, Satan un damné couché sur le dos, et au-dessus de lui un démon déversant dans sa bouche ouverte une grande ceinture remplie de monnaie : c’est probablement le moine que nous voyons à côté conduit par un démon, et tenant
1. Cf. Engelhardt. Herrad von Landsperg, p. 51 et Tab. I, fig. 2; Tab. II, fig. 1, 2, 3 et 4; Tab. IV, fig. 10, et Tab. V, fig. 2, où cet auteur a publié divers détails de la scène du Jugement. — L. Spach. Lettres sur les archives départementales du Bas-Rhin, p. 178. — Gérard. Les artistes de l’Alsace pendant le Moyen-Age, T. I, p. 79. — Ch. Schmidt. Herrade de Landsberg, p. 43. — Didron. Iconographie, p. 361. — Schæfer. Handbtich der Malerei vom Berge Athos, p. 265. — Notes d'art et cF archéologie, Publication mensuelle de la Société de Saint-Jean, 2e série, 6e année, n° ri, novembre 1894, où se trouve le dessin d’un Jugement dernier dans l’église de Torcello (Italie, province de Venise); la disposition de cette mosaïque est «semblable à celle de notre miniature du Hortus deliciarum.
2. « Exultabunt sancli in gloria et deleclenlur in lalilia sempiterna.»
3. Apoc. XX, 1, 2 et 9. — Un texte tiré du Spéculum Ecclesite, et un autre
de Rupert couvraient les vides de cette feuille autour de la miniature. Nous ne citerons ici que la fin de ces petits articles. i° ln spécula Ecclesite: «A ce moment le diable sera conduit enchaîné devant tous les hommes, et en leur présence il sera précipité dans un étang de feu et de soufre, et avec lui tout son corps, c'est-à-dire tous les réprouvés ». — 2° ln Ruperto: •Les Anges eux-mêmes seront saisis d'effroi quand le démon sera conduit en la présence de la puissance du Fils de l’homme, et que les entrailles de F enfer ayant été ouvertes, il y sera précipité en présence de tout le monde».
4. En comparant cette affreuse figure avec celle de Lucifer dans la gloire reproduite dans notre planche I, on se rappelle tout naturellement les paroles du prophète Isaïe : « Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer, toi qui paraissais si brillant au point du jour? . . . etc. (Isaïe XIV, 12 et suiv.)
une escarcelle à la main; le malheureux s’est perdu par l’avarice. — A l’étage suivant nous trouvons deux grandes marmites: dans l’une, des démons font bouillir des juifs, reconnaissables à leurs chapeaux pointus, dans 1 autre, des chevaliers couverts de leurs armures, armati milites. Que des juifs figurent] dans l’enfer de notre Abbesse, on le comprend, ils étaient alors l’objet de la réprobation universelle; si elle y a placé également de nobles chevaliers, qu’a il leurs elle appelle les bras de l’Église, c’est que sans doute quelques chevaliers ne s’étaient pas fait scrupule de piller et de dévaster les biens de 1 abbaye1.
A la zone suivante, nous voyons d’abord une mère infanticide mangeant son enfant, puis une courtisane suspendue par les mains entre deux diables qui l’ajustent et l’aident dans sa toilette; plus loin un démon coupe les oreilles à celui qui écoutait volontiers les flatteurs et les délateurs; un autre damné est tenu à terre par la fourche d’un démon, tandis que sa langue, qu’il tire de toute sa longueur, est mordue par un crapaud; serait-ce la punition du blasphémateur? Le dernier a droite est un usurier auquel un démon verse de l’or brûlant sur les mains.
Enfin, à la rangée supérieure, paraît d’abord un malheureux qui se suicide, puis des impudiques enroulés et mordus par des serpents2, ensuite des vaniteux qui, en punition de leur orgueil, sont suspendus la tête en bas et deviennent le jouet des démons: le premier a pour contrepoids une grosse pierre sur laquelle est assis un démon; les deux autres sont suspendus par les pieds et les mains aux deux extrémités d’une corde; entre les deux la corde s’abaisse, et l’on voit un diable s y balancer comme sur une escarpolette, tandis que deux autres esprits infernaux tirent les orgueilleux par les cheveux. Les divers vices sont donc représentés avec leur châtiment spécial, et Herrade est ainsi une devancière du Dante. Au-dessus de la rangée supérieure de ce terrible tableau, se trouve le texte non moins terrible de l’Évangile: «Le ver rongeur des impies ne mourra point, et leur feu ne s’éteindra pas dans toute l’éternité3».
PLANCHE LXXIV. la grande babylone.
Cette femme couronnée tenant une coupe dans sa main droite, et qui est assise sur une bcte monstrueuse à sept tètes, c’est la grande Babylone, la mère des abominations, dont il est question dans le chapitre XVII de l’Apocalypse. Dans les écrits des Prophètes, les villes et les provinces sont ordinairement personnifiées par des femmes. Celle que notre Abbesse a peinte dans cette miniature, est revêtue d’écarlate et de pourpre; c’étaient les couleurs dont se paraient les empereurs romains, elles marquent la souveraine puissance. Saint Jean a grand soin de caractériser cette femme, parce qu’elle était le principal objet de sa prophétie. Il lui donne tous les ornements qui peuvent la désigner comme la maîtresse du monde, et comme le siège et le rempart de l’idolâtrie, et de la prostitution spirituelle de tous les peuples. Ce n’est évidemment pas la Babylone réelle, ville de Chaldée, située sur l’Euphrate, mais une Babylone mystique qui a tous les caractères d’impiété de cette ancienne Babylone: c’est la Rome idolâtre «avec laquelle les rois de la terre se sont corrompus, et qui a enivré du vin de ses abominations tous les habitants de la terre4». En effet, non seulement les empereurs romains, mais aussi les rois soumis à leur empire se sont souillés par l’idolâtrie, ils ont même adoré la ville de Rome ! La couleur écarlate de la bête sur laquelle elle est assise peut marquer le sang des martyrs dont elle s’était souillée; cette bête est pleine de noms de blasphème 5 *, des blasphèmes qu’elle avait prononcés contre Jésus-Christ, et de ceux qu’elle avait forcé les nations et ceux mêmes d’entre les chrétiens qui étaient tombés dans l’apostasie, de prononcer contre lui. — L’Ange de l’Apocalypse ajoute que «les sept têtes de la bête sont les sept montagnes (les sept collines de Rome) sur lesquelles la femme est assise0»; la ville de Rome ne pouvait être plus clairement désignée. «Ce sont aussi sept rois7», c’est-à-dire sept empereurs romains qui ont persécuté l’Église. — Les dix cornes indiquent des rois qui s’établirent dans diverses provinces de l’empire romain et formèrent leurs états des démembrements de ce vaste empire. «Les eaux, sur lesquelles marche la bête de la grande Babylone, sont les peuples, les nations et les langues8, elles marquent les nations auxquelles Rome donne la loi et sur lesquelles elle étend son empire, car dans l’Écriture les peuples sont souvent comparés à des fleuves et des inondations9. Ces peuples étaient ennemis de Rome, qui fut pillée, affamée et brûlée successivement par Alaric, Genséric, Odoacre et Totila. «Ils voudront donner leur force et leur puissance à la bête (imposer leur culte idolâtre), ils combattront l’Agneau, mais l’Agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois». Cela veut dire que l’intention des barbares était d’y maintenir leur fausse religion, et par conséquent de soumettre leur domination à l’empire de la bête, à l’idolâtrie: mais Dieu en disposa autrement, ils furent vaincus par l’Agneau et se convertirent au christianisme10.
Après avoir expliqué le sens mystique de la grande Babylone tel qu’il ressort de ce passage de l’Apocalypse, examinons notre miniature. Elle se distingue, avec les trois qui la suivent, de tous les autres tableaux du manuscrit, par la dimension exceptionnellement grande de la figure principale. Le cercle de la couronne porte l’inscription Babylon magna. La grande séductrice élève dans sa main droite une coupe d’or remplie du vin de l’idolâtrie et des plaisirs, qui enivrent les hommes.
1. C’est la pensée de M. Ch. Schmidt. Herrade de Landsberg, p. 45. — 4 An nr XVTT ■>
Voir aussi Engelhardt. Herrad von Landsperg, p. 4. 5
2. Michel-Ange, dans le Jugement dernier de la chapelle Sixtine, a employé g
ce même symbole. ^
3. « Verrais impiorum non morietur et ignis illorum in sempiternum non extinguelur.11
Isaï LXVI, 24. — Marc. IX, 4, 5.
Cf. Engelhardt. Herrad von Landsperg, p. 51. — Gérard. Les Artistes de F Alsace 9
pendant le Moyen-Age. T. I, p. 80. — Ch. Schmidt. Herrade de Landsberg, p. 44. 10
Apoc. xvn, 3.
Apoc. XVII, 9.
Apoc. XVn, 10.
Apoc. XVII, 1 et ij.
Isaï VIII, 6 — 7; Jérém Adoc. XVII. ta. 16.
LI, 13; Nahum II, S.
Sa robe de couleur pourpre avec ornements blancs, est parfaitement bien drapée, ainsi que la cblamyde de couleur vert sombre avec carrés plus foncés et points blancs. Conformément au texte de l’Écriture, la bête qui lui sert de monture était d un rouge éclatant. Le monstre, qui marche dans l’eau, a des pieds de bœuf1 2 ; la grande tête et les six petites ressemblent assez à celle du léopard. On remarquera la disposition de ces têtes, au lieu de sortir toutes du poitrail du monstre, comme dans les dessins d Albert Dürrer et d’autres artistes, nous avons ici une seule grande tête proportionnée à la taille du monstre, les six autres sont beaucoup plus petites et naissent sur le sommet de la grosse tête et le long du cou. La grosse tête et les deux premières petites portent deux cornes, les quatre suivantes en ont chacune une seule, ce qui fait bien les dix cornes du texte biblique.
Sur la rive au bas du tableau sont d’un côté des rois, des évêques, des prêtres et des laïques, de l’autre, des moines et des religieuses; ils tendent les mains vers la grande séductrice. On voit que notre Abbesse élargit le sens symbolique de la grande Babylone, elle n’y voit pas seulement, comme le Prophète de Pathmos, la Rome païenne qui n’existait plus de son temps, mais la personnification de la Tentation ou de la triple concupiscence qui continuera d’exister jusqu’à la fin du monde, faisant sans cesse de nombreuses victimes*.
PLANCHE LXXV. chute de la grande babylone.
Lorsque la mesure des iniquités d’un peuple ou d’un individu est comble, le châtiment est proche. «J’ai vu, dit l’Ecriture, l’impie extrêmement élevé, égaler en hauteur les cèdres du Liban, et j’ai passé et il n’était plus ; je l’ai cherché, et 1 on n’a pu trouver le lieu où il était3. » Cette sanction de la loi divine est exprimée dans tout le cours du Hortus deliciarum, depuis la chute de Lucifer jusqu’à celle de l’Antéchrist et de la grande Babylone. Dans la miniature précédente, nous avons vu la grande Babylone triomphante, séduisant une foule d’âmes en leur présentant la coupe des plaisirs, ici, nous la voyons précipitée dans le gouffre et les flammes de l’enfer: «Elle est tombée, dit l’inscription, elle est tombée, la grande Babylone4». La scène est dramatique: la bête écarlate garde l’attitude droite et tombe sur ses pieds, seulement les gueules des sept têtes, qui dans la miniatui-e précédente étaient fei’mées, sont ici largement ouvertes pour exprimer l’angoisse et les cris du monstre. La grande Babylone la tête en bas et les genoux pliés est complètement renversée, sa cblamyde flotte plus bas que la tête qui conserve cependant sa couronne, la coupe de ses abominations échappe à sa main ; deux Anges, se tenant sur le bord du gouffre, poussent la séductrice dans l’abîme en lui enfonçant leurs tridents dans les reins. Tout en haut, sur le bord du précipice, se tient un groupe de personnages, parmi lesquels on distingue au premier plan un i'oi et un évêque, qui tous deux ferment un œil, éblouis sans doute par l’éclat des flammes ou offusqués par la fumée, un moine qui se bouche le nez, en raison de la mauvaise odeur qui s’élève de l’abîme, et enfin un laïque l’icliement vêtu. Ce sont ceux qui se sont laissé corrompre par la grande séductrice et qui plaignent sa chute. Ils représentent l’universalité des impies, comme l’indique l’inscription au-dessus d’eux : Universilas malorum. Une particularité digne de remarque, c’est que les deux personnages extrêmes de ce groupe, le roi et le laïque, tiennent sur leur tête une motte de terre, pour se couvrir de poussière en signe de douleur; les deux mottes poi-tent encoi'e quelques brins d’hei'be5. Il semble aussi que ces personnages, qui se sont laissé séduire par la grande Babylone , vont la suivi'e dans sa chute, car leurs pieds ont déjà dépassé le bord du précipice. A côté de ces répi-ouvés se trouvait le texte suivant, composé de fragments du chapitre XVI II de l’Apocalypse: «Les rois de la terre, les réprouvés, qui se sont corrompus avec elle, et qui ont vécu dans les délices, pleureront sur elle et se frapperont la poitrine en voyant la fumée de son embrasement, ils se tiendront loin d’elle dans la crainte de ses tourments, se couvrant la tête de poussière et disant: Hélas! hélas! Babylone, la gi'ande ville, la ville si puissante, sa condamnation est venue en un moment, toutes ses richesses se sont évanouies et elle se ti'ouve ruinée0».
PLANCHE LXXVI. la femme de l-apocalypse.
Nous venons de voir l’histoire de la grande Babylone, c’est-à-dire la cité de Satan, la multitude des impies qui se sont laissé séduire par le démon et ses suppôts, et qui finalement sont précipités dans le gouffre infernal. Voici maintenant la contre-partie : c’est la cité de Dieu, l’Église, sans cesse persécutée ici-bas, mais dont le triomphe est assuré et dont les enfants fidèles habiteront la Jérusalem céleste. Aussi quel conti-aste enti'e la grande Babylone assise sur un monstre hideux
1. Au lieu de pieds de bœuf le texte de l’Écriture parle de pieds d 'ours. Apoc. xin, 2.
2. L’attitude de ces personnages ressemble beaucoup à celle des Vertus
qui tendent les mains vers le char de la Luxure et sont sur le point de se livrer
à ses séductions. (Planche XLVIII. — Combat des Vertus et des Vices.) —
Cf. Handbnch der Malerei vom Berge Athos, p. 257. — Engelhardt. Herrad von Landsperg, p. 53. — Gérard. Les Artistes de l'Alsace pendant le Moyen-Age. T. I, p. 81. — Ch. Schmidt. Herrade de Landsberg, p. 46. — L’abbé Auber. Histoire et Théorie du Symbolisme religieux. T. II, p. 283.