V. Viollet-le-Duc, o. c. II
2. Nouveaux Mélanges d'archéologie, d" histoire et de littérature sur le moyen âge, IV, p. 155. — Dans son Dictionnaire de l’architecture (II, 2), Viollet-le-Duc y voit un boisseau plein d’eau, «probablement pour observer les astres par réflexion». Sans vouloir relever que le boisseau ne sert que pour des matières sèches, nous ferons observer qu’aucun des exemplaires coloriés d’Engelhardt n’accuse l’eau par une différence de teinte. L’auteur n’aurait pas négligé ce détail, comme le prouve l’esquisse de Noé qui s’enivre. La hâte avec laquelle il a tracé son calque, ne l’a pas empêché d’écrire le mot roth, dans l’ouverture du vase que le patriarche tient en main, pour indiquer la couleur du liquide.
3. Comme les appelle l’inscription tracée à côté du philosophe Platon : «Philosophi sapientes mundi et gentium clerici fuerunt».
Indiquons comme d'habitude les couleurs. Cadre: Le tailloir et la plinthe de la base
des colonnes étaient rouges, le fût vert, le chapiteau et la base bruns, ainsi que les arceaux et les cercles. Personnages: La Grammaire, la Musique et la Géométrie portaient un bliau carmin sur une robe blanche; la Rhétorique et l’Arithmétique un 'bliau d’azur sur une robe verte; les deux autres Arts libéraux un bliau vert sur une robe blanche. Les deux petites coiffes qui paraissent sous le voile de l'Astronomie et de la Grammaire, sont de couleur bleue. La Philosophie est habillée de bleu et drapée dans un manteau pourpre. Socrate porte une robe verte avec manteau carmin ; Platon une robe rouge avec manteau d’azur. Les mages 1 et 3, en partant de gauche, tous deux à cheveux gris, étaient vêtus d’une cotte verte, avec manteau carmin et rouge; 2 portait une robe rouge et un manteau bleu; 4 une cotte carminé avec manteau bleu. Les couleurs des chausses, indiquées dans le même ordre, étaient: d’azur, blanc, rouge et vert.