V. Jacobi a Voragine Legenda aurea, chap. X
6. Dans la représentation du baptême du Sauveur, telle qu’on la voit sur la porte de bronze de Saint-Paul hors les murs à Rome, la croix paraît également dans les eaux du Jourdain. Elle y est placée sur un soubassement porté par deux marches.
Cf. Séroux d’Agincourt, PL XIV, 3.
7. V. F. Piper. Mythologie der christlichen Kunst, H, 504-509. 529-538. 539-542. 543.
tions scientifiques sont intercalées dans le récit de la Bible. C’est ainsi qu’ après les chapitres consacres à 1 œuvre de la création et à la chute de l’homme, elle présente un traité de cosmographie et parle de la division du temps, ainsi que des travaux de la terre. Plus tard, elle expose les résultats de l’activité intellectuelle de 1 homme, en parlant des inventions nombreuses et des arts libéraux. L’histoire d’Ésaü lui fait faire une digression sur la chasse avec d’ingénieuses applications aux principaux vices, représentés par les bêtes fauves. En racontant la sortie d’Égypte et le passage de la mer Rouge, la docte abbesse donne un intéressant chapitre de la géographie, et instruit les dames de Hohenbourg sur les eaux terrestres, les mers et les fleuves, sans oublier les lacs ni les étangs. Pour plus d’intelligence et pour éviter toute confusion, les noms latins sont traduits par des mots allemands, écrits en petits caractères au-dessus du texte'. Aujourd’hui, après avoir parlé de l’étoile miraculeuse qui a conduit les mages, elle prend occasion de disserter sur l'astronomie8, d’où elle passe à l'astrologie, au point de vue médical. Le premier dessin de notre planche est une illustration de ce traité; il doit indiquer l’influence des astres sur les éléments dont se compose le corps de l’homme, et n’est pas sans analogie avec ces thèmes de nativité, figurés encore dans nombre d’ouvrages d’astronomie du XVe au XVIIIe siècle.
Le deuxième calque n’est qu’un détail copié pour la collection de l’OEuvre Notre-Dame. La tapisserie qui garnit l’entrée d’une grande salle, est suspendue en guise de portière, comme il est resté longtemps d’usage surtout sous les climats plus doux que le nôtre3. Quelque petite que soit cette relique du Hortus, nous avons cru devoir lui assigner une place dans ce recueil.
Le troisième dessin fait partie d’une série de miniatures et trouve son explication dans celles de la planche suivante.
PLANCHE XXX. deux femmes occupées a moudre le blé. —