Ps. LXXVI
« Tu vero quid agis, infelicissime d ) . Pro mundi pompa modo vermes sunt tibi c j W6S l ermibus exposita nunc est caro delici ) Quam pavit cœna tam splendida, tam preti f
Et cruciant animam vermes qui non mori )
. . . . entur.
u misen qui sic vwunt! quia sic pati )
O dives quem nunc inférai vallat ab )
Quid prodest illic tibi purpura ! quid tibi b j ^ SSUJ> ' Jam nunc apparet in tempore perditi )
Mundi divitiæ cujus sint conditi ) onis'
«Nolo ccenantes nimio sermone ten )
Dedecet hic nimiumque loqui, nimiumque tac j Tu quemcumque juvat vestis bona, splendida m ) Pauperis esto mernor ; et, dum potes, hic modo p j ensa Quam cito prœtereant miseri solatia m j ^ .
Et quam sint longa mala judicii tremeb J Ex alla parte debes modo prcemedit )
Civibus angelicis quam dulce sit associ j Quorum te civem faciet mundus modo v Md quem vincendum nos armet Rex bened
Amen.
Suivait la première miniature de notre planche, qui reproduit un calque d’Engelhardt et se trouvait en tète du fol. i23b. l'IIc %ure la mort du mauvais riche, auquel un démon arrache l’âme de la bouche en échangeant des rires avec un compagnon denier armé dun croc à feu, « dives moritur et dœmones ejus animam rapiunt». Aux pieds du ht on voit la femme du riche «uxor divitis» dans la désolation et un ami du mourant, s’arrachant les poils de la barbe « amicus divitis». Le désespoir de 1 âme du riche, qui tend les mains suppliantes vers le bourreau, est visible.
A cote de cette scène émouvante, le mendiant Lazare est étendu sur un tertre. Il vient de fermer les yeux à la lumière terrestre pour les rouvrir dans les splendeurs célestes. Deux anges ont recueilli son âme dans un linceul blanc comme neige et le portent dans le sein d Abraham. «Factum est ut moreretur mendiais et portaretur ab angelis in sinum Abrahœ' .»
Une troisième miniature, remplissant la moitié inférieure de la même page, était consacrée à la glorification du pauvre rebuté par le riche voluptueux. Sou.s une arcade romane on voyait assise sur un trône une magnifique figure de vieillard nimbé, Abraham tenant sur ses genoux un petit enfant, l’âme de Lazare cette fois vêtue d’une robe brillante. A côté, le riche nu au milieu des flammes indiquait du geste sa langue dévorée par la soif. L’inscription suivante, dans laquelle Herrade avait eu soin d ajouter une explication tracée en petits caractères au-dessus de plusieurs mots, pour rendre toute confusion impossible, servait de commentaire.
Lazarus
« Pauper egendo dolet Dives per inania Jloret
Lazarus
Hic moritur
Cui lux oritur Sine fine manenda.
i. dives
« Hic rapitur Raptus patitur Semper patienda.
Le second sujet de notre planche, Jésus parlant à la Samaritaine, ne nécessite pas d’explication. Le calque est tiré de la même collection que le précédent; celui qui va suivre a été exécuté pour l’Œuvre Notre-Dame. — Toutefois le mécanisme du puits mérite attention. Comme l’a fait observer le P. Cahier, on n’y voit point de poulie; la corde s’enroule sur un cylindre horizontal soutenu par deux montants*.
«Flamma premit,
Miser ipse gémit Cui mors donatur.
Lazarus
«Iste pio Sedet in gremio Hitaque beatur.