‹ Hortus deliciarumChapitre 97 sur 157 · Cf. L’Heureux, Hagioglypta · texte numérisé non relu

Cf. L’Heureux, Hagioglypta

Dans l’apparition du Sauveur à sainte Marie-Madeleine, dessin aujourd’hui perdu (f° 160), une inscription désignait le Christ par les mots Rex leoninus ; une autre rappelait les mots de saint Jean : Ecce vicit leo de tribu Juda', avec allusion à la prophétie de Jacob (Genes. XL1X, 9). Le Christ ressuscité a été par les symbolistes anciens comparé au lion, soit parce que le roi des animaux avait la réputation de dormir les yeux ouverts*, application faite au Christ dans le tombeau, soit plutôt par suite d’une croyance répandue de bonne heure par les physiologues et les bestiaires moralisés, d’après laquelle le lion, après trois jours, souffle sur ses lionceaux morts et les ressuscite à la vie1 2 3. D’après l’opinion commune, saint Marc a pour symbole le bon, parce qu’il est considéré comme l’historien de la résurrection du Sauveur4 — aussi l’évangile du dimanche de Pâques est-il choisi dans son texte5 * *.

Nous n’avons plus les dessins qui représentaient l’arrivée des apôtres Pierre et Jean au tombeau, le Sauveur apparaissant à Pierre, la scène des disciples d’Emmaiis (f° i6ob), celle de Thomas touchant les plaies du Christ (f° 162), la pêche miraculeuse, le Christ donnant aux Douze la mission d’évangéliser le monde et élevant Pierre au rang de prince des apôtres (f° i6ab). Comme grand nombre d’autres, ces scènes n’ont sans doute pas été copiées, parce quelles n’offraient pas de détails de costumes ni d’autres particularités qui ne figurassent déjà sur les calques déjà pris.

PLANCHE XL. dernière apparition de Jésus a ses apôtres après la

Page 1