‹ Hospices de Saint-OmerChapitre 7 sur 431 · HOPITAL MILITAIRE DE SAINT-OMER · texte numérisé non relu

HOPITAL MILITAIRE DE SAINT-OMER

G. 1. (Liasse.) — 10 pièces, papier.

1 — Ordonnance du Roi (26 février

1777) concernant les hôpitaux militaires et réglant les différentes attributions du personnel de ces établissements. Imprimé, in-folio (p. 1). — Loi du 5 mai 1792, relative aux hôpitaux sédentaires et ambulants qui doivent être établis pour le service des armées. Ces hôpitaux recevront les militaires de tous grades et les citoyens attachés au service des troupes et ce aux frais de l’État (p. 2). — Règlement des hôpitaux militaires

(Ier septembre 1788), fixant les formalités de la réception des malades, leur transport d’un hôpital dans un autre, l’armement, l’habillement, l’argent et autres effets des soldats à leur entrée ou à leur sortie des hôpitaux, les fournitures, le service de santé, le régime des malades, les médicaments, les maladies vénériennes, les eaux minérales, la salubrité des hôpitaux, le feu et la lumière, la police, les testaments des malades ou blessés, la sortie de l’hôpital, les morts et leur sépulture, les attributions des commissaires ordonnateurs des guerres chargés de la police dans les hôpitaux militaires, les fonctions des aumôniers, le rôle des officiers de santé

dans les hôpitaux auxiliaires, les devoirs des servants, les cours de médecine et de chirurgie, théoriques et pratiques dans les hôpitaux de Metz, Lille, Strasbourg et Toulon, l’assemblée générale des officiers en présence de l’administration, les fonctions de chirurgiens-majors, des aides et élèves-chirurgiens des régiments, la comptabilité dans ces divers établissements. Imprimé, in-folio (p. 3). — « Traité du général des Hospitaux, 1746, » contenant les conditions générales û remplir par les entrepreneurs adjudicataires pour le traitement des soldats (p. 4).— «Tarif delà solde réglée aux troupes de Sa Majesté, tant françoises qu’étrangères, en garnison et en campagne, et de la retenue à faire sur lesdites troupes, pour les journées du traitement des malades et blessés dans les hôpitaux du Roy » (1er mai 1747) ; on y trouve la nomenclature du personnel des régiments des gardes françaises et suisses, infanterie française, Royal-Artillerie, Génie, Royal-Lorraine et Royal-Earrois, Royal- Wallon et Boufflers-Wallon, Fusiliers de montagne, Grenadiers royaux, troupes Boulonnaises, compagnie de Dreux, compagnie d’Arquebusiers d’Aygoin, Invalides, Arquebusiers de Grassin, Volontaires royaux, Dragons, Chasseursde Fischer, Fusiliers de La Morlière, Volontaires de Gantés, Hussards, Cantabres volontaires, Fusiliersguides, compagnie de Croates, Bretons volontaires, Suisses, Grisons et Allemands, Royal-Italien et Royal-Corse, Royal-Écossais, régiments irlandais Bulkeley, Clare, Dillon, Roth, Berwick et Lally. Gendarmerie, Chevauxlégers, cavalerie française et étrangère, Filtzjames, Royal- Allemand, Rosen et Nassau-Saarbruck, Carabiniers, compagnie de Roscmberg, Volontaires de Saxe, Canonniers de la marine, Volontaires de Lancize (p. 5). — Tarif semblable (1er août 1757), où l’on rencontre en outre les milices du Roussillon, Béarnaises et Gramontaises, compagnie de Montboissier, compagnies des bas-officiers de Toucheronde, du Miny, Châtillon, Dumont, Chérier, Passy, S‘-Roman, Goirand, Bruchet, d’Apremont et de l’Arzillier, Volontaires de Flandres et c!e Hainaut, Volontaires de Dauphiné, régiment étranger de Beyerle, Volontaires de Schomberg, régiments de Bouillon, Royal-Deux-Ponts, Vierzet et Horion, Mousquetaires deWurtemberg (p. 6). — Même tarif, du 10 août 1758, où sont mentionnés en outre les Volontaires étrangers de Clermont-Prince, les Volontaires d’Alsace (anciens Beyerlé), le régiment de cavalerie liégeoise de Raugrave, la cavalerie légère de Corse, les Volontaires de Schomberg (p. 7). — Supplément à ce dernier tarif (25 août 1761) où l’on trouve en outre les Volontaires d’Austrasie et de Soubise, les compagnies franches de

Cambefort et de Monet,lesChasseursà pied dePoncet,de Berchiny et de Chamborant, les régiments d’Anhalt, de La Marck, Royal-Suédois, Royal-Bavière (p. 8). — Tarif semblable, du 26 février 1777, comprenant en outre les Carabiniers de Monsieur, etc. (p. 9). — « Modèle du compte général en deniers de la gestion de l’économe de l’hôpital [militaire de ], pour 17... » (p. 10).

G. 2. (Liasse.) — 60 pièces, papier ; 2 sceaux.

1S-4Ï- 1 tfSS. — Convention intervenue entre Isabeau de Lattre, supérieure, Marie Dienuart, Marguerite Bauwin, religieuses de rÉcctterie, J. Caron, chapelain dudit hôpital, Marie Deremetz, supérieure de l’hôpital S‘-Jean, et Gilles Poncheau, doyen de là collégiale de S^Pol, chapelain dudit hôpital, d’une part, et Carlos de Mendivil, commissaire de la Conladorie, d’autre part, aux termes de laquelle (26 juillet 1642) les malades ou blessés venant du siège d’Aire seront reçus dans les deux hôpitaux précités au même prix de journée, xn s., qui avait été arrêté en 1638 avec M. Claudio de Léon, lors du siège de S^Omer, et qui fut payé « au camp de Boisinghuem, durant le siège de la ville d’Aire» (p. 1). — Marché conclu (1er septembre 1714) par Marie-Joseph Crachet, pour nourrir et solliciter les soldats, cavaliers et dragons, malades et blessés, pendant les quatre premiers mois de l’année 1714 jusqu’aux deux premiers de l’année 1716. Pour ix s. par jour et par homme, on donnera à chaque soldat ni bouillons, une livre de viande : bœuf, veau et mouton, une livre et demi de pain bisblanc, de la petite bière, de la ptisanne en quantité suffisante ; de la bouillie aux œufs, des œufs et pruneaux à ceux qui ne pourront manger de la viande ; de plus on blanchira leur linge, et l’on fournira la lumière, le feu et la vaisselle (p. 2). — Marché semblable (18 septembre 1731) au précédent, pour les années 1732-1734, à raison de xi s. par jour, dont vi d. pour fourniture de chemises et de bonnets. Les religieuses seront tenues d’assister aux visites des médecins et chirurgiens. Elles auront un infirmier pour xxx malades, dont la nourriture sera comptée sur le même pied que pour ceux-ci (p. 3). — Renouvellement du marché précédent, pour les années 1732, 1733, 1734 (4 novembre 1734), malgré les remonstrances de la supérieure tendant à obtenir vi d. de plus par homme, en raison du vin qu’on lui fait fournir (pp. 4-7). — Renouvellement du marché (1741) ; il y aura un garçon chirurgien par l malades, suivant la décision de M. d’Angervilliers (p. 8). — « Conditions sous lesquelles les hospitalières de la ville de se sont

obligées envers nous, Jacques-Bernard Chauvelin, intendant en Picardie et Artois, stipulant pour Sa Majesté, en conséquence des ordres à nous adressés par M. le comte d’Argenson, ministre et secrétaire de l’Etat de la Guerre, le 24 avril 1746, de fournir pendant trois années consécutives qui commenceront le 1er janvier 1747 et finiront le dernier décembre 1749, les alimens, remèdes, chemises, bonnets et coeffes de nuit, robbes de chambre, ustenciles, et toutes choses généralement quelconques pour les nourritures, traitement et médicaments des soldats, cavaliers et dragons, malades, blessés et véfollés qui seront envoyés dans ledit hôpital pendant le cours des dites trois années, et aux officiers d’infanterie, cavalerie et dragons, gardes du corps, gens d’armes, chevaux-légers de lu garde et mousquetaires,

qui se rendront dans ledit hôpital » Cahier de

charges extrêmement intéressant (p. 9). — Nou-

veau marché du 4 février 1747, pour 1747, 1748, 1749, sur le pied de xiv s. vi d. pour le soldat et xxix s. pour l’officier, en temps de guerre, xm s. vi d. pour le soldat etxxvn s. pour l’officier en temps de paix (p. 10). — Engagement souscrit par les religieuses (3 novembre

1749) pour trois années, du 1er janvier 1750 au 31 décembre 1752, à raison de xv et xxx s. en temps de guerre, xiv et xxym s. en temps de paix, vi s. à la sortie de chaque soldat convalescent, xl s. par chaque enterrement, etc. (p. 11). — Mémoire présenté (22 juin

1750) par les hospitalières au Magistrat, pour justifier les ccclxxv lb. qu’elles en reçoivent annuellement, soit : pour blanchissage de ccxvi paires de draps, à n s., cclix lb. iv s.; pour iv paillasses neuves par an et cclx

^gerbes de paille pour les paillasses et traversins, l lb.; pour raccommodage de draps, couvertures, paillasses, traversins, châlits, lxxv lb.; soit au total cclxxxiv lb. qui ne couvrent pas les frais de rebattage des matelas qu’on peut évaluer à ccclxii lb. (p. 12). — Nouveau marché (5 octobre 1752), pour les années 1753, 1754, 1755 (p. 13). — Cahier des charges de l’entreprise des hôpitaux militaires. Imprimé, suivi du marché conclu (18 octobre 1755) par les religieuses de S'-Louis, peur •1756-1761 (p. 14). — Nouveau marché (11 août 1761) pour les années 1762 à 1770, à raison de xvi s. des soldats et xxxi s. des officiers, etc. (p. 15). — Extrait de la répartition faite par l’Intendant de Flandre et Artois (30 mai 1762) des fonds qui seront payés par à-comptes aux entrepreneurs des hôpitaux militaires sur leur service de 1759, soit aux religieuses de S'-Omer la somme de iiii“dccxxi[ lb. n s. pour les mois de septembre, octobre et novembre, et mcccxliv lb. v s. vin d. pour

à-compte de décembre (p. 16). — Lettre du même, annonçant (m. d.) qu’à partir du 1er mai 1762, les troupes composant les armées du Haut et Bas-Rhin seront à la solde de campagne, et ordonnant que les retenues pour journées d’hôpital soient faites sur ce pied à compter de la même époque (p. 17). — Requête de la supérieure, adressée au Magistrat, tendant à obtenir ccclxxv lb. pour l’entretien des soldats pendant l’année 1770. Copie d’un mémoire de la même, d’une somme de dccxcii lb. due pour vi femmes imbéciles placées à S'-Louis par la Aille (p. 18). — Marché conclu (26 décembre 1770) pour l’entretien des soldats et officiers, de 1771 à 1779, à raison de xix et xxxix s. en temps de guerre, et xvm et xxxvi s. en temps de paix. Renouvellement du même marché (26 novembre 1779) pour 1780 (p. 19). — État dressé par la sœur M.-A. Delgéry, d’une somme de dccl lb. (10 août 1784) due par Sa Majesté, pour la location de c lits et des fournitures y afférentes, pendant les six derniers mois de 1784 (p. 20). — - Lettre du maréchal de Ségur, à M. Esmangart (30 juillet 1785), blâmant le personnel des hôpitaux de la négligence et de la malpropreté qu’on lui a signalées. Il menace de punitions sévères ceux qui contreviendraient dorénavant aux règlements, défend de mettre coucher les hommes deux à deux, sauf les vénériens et galeux, et donne des instructions relatives au paiement des sommes dues aux entrepreneurs particuliers des hôpitaux militaires ou aux administrateurs de ceux de charité pour le supplément des journées des soldats qui y ont été traités (pp. 21-22). — État dressé par la sœur Delgéry, approuvé par le commissaire des guerres à S'-Omer, Boilleau (10 juillet 1785), des sommes dues par l’Etat aux religieuses de S'-Louis, pour une année de loyer (xiic lb.) des bâtiments occupés pour le service de l’Hôpital militaire (p. 23). — Mémoire, par la même (10 août 1785), d’une somme de dccl lb. pour la location des c lits, durant les six premiers mois de 1785 (p. 24). — Marché passé (il décembre 1788) pour un an entre les religieuses de S'-Louis et les conseils d’administration des régiments de Provence et de Royal-des- Vaisseaux, pour le logement, les aliments et les fournitures des soldats malades en 1789 (pp. 25-26). — Mémoire (s. d.) présenté parles administrateurs de S'-Louis sur le projet du Roi de résilier, au 1er janvier 1789, l’entreprise des soldats malades. L’Hôpital en éprouverait un tort considérable, puisqu’il a dépensé, pour assurer ce service , vpmccccxviii lb. xv s. d’achats de lits, vi51 pour la pharmacie, iiiimccxxx lb. pour achat de bois, « du cliarbon d’Angleterre », etc., etc. Enfin dix reli-

gieuses se trouveraient sans emploi qui n’avaient été prises que dans ce but spécial (pp. 27-28). — Délibération (4 janvier 1789) du conseil d’administration du régiment de Royal-des-Vaisseaux,acceptant!es propositions des religieuses de fournir les médicaments, linges de pansement et charpie, moyennant iv s. par journée d’hôpital (p. 29). — Marché passé (22 janvier 1790) avec le conseil d’administration du régiment de Provence, pour ses malades, durant l’année 1790, à raison de xxii s. vi d0 par journée, toutes fournitures comprises. Conditions admises par les religieuses pour ce marché. Signé : de Langlade, capitaine, et Barroux, quartiermaître-trésorier du régiment ; Marie-Thérèse Denuncq, supérieure, et Marie-Constance De May, directrice ; Boilleau, commissaire des guerres (pp. 30-31). — Marché de trois, six ou neuf années, à partir du 1er janvier 1791, au prix de xxii s. en temps de guerre comme en temps de paix (22 février 1790). Approbation de ce marché par les officiers municipaux membres du bureau, administrateurs de l’Hôpital ; signée de Cardevacque, le chevalier de Rose, B. de Lattre, le chevalier de Lauretan, maire de Sl-Omer (pp. 32-33). — Lettre de M. Du Portail, ministre de la guerre, à M. Boilleau (2 mars 1791), approuvant le marché ci-dessus (pp. 34- 35). — Lettre du même au même (7 juillet), lui laissant le soin de statuer, s’il y a lieu, et après avoir pris auprès de la Municipalité les renseignements nécessaires, sur la plainte des religieuses au sujet du retard dans le paiement de la location des lits (p. 36). — Lettre du même au même (20 novembre), ordonnant de se conformer au règlement provisoire de la même année qui veut que les gardes nationales volontaires soient reçues dans les hôpitaux, comme les troupes de ligne. La retenue à faire sur la solde serait de vi s. pour tous les grades (p. 37). — Procès-verbal (1er décembre 1792) de l’inspection de l’Hôpital militaire de S*-Omer par les inspecteurs généraux Pierre Groffier et Claude Boyer, chirurgiens des armées de la République et membres du Comité de santé, Bertrand Pelletier, docteur en médecine, membre du Collège de pharmacie de Paris, en présence des citoyens Alb.-J. Legrand, Ch. -Augustin Damart, commissaires de la Municipalité, J. -N. Leroux, commandant militaire, J. Briancourt, commissaire des guerres, J. André, chirurgien-major, et Constance De May, supérieure (p. 38). — Envoi par M. Briancourt (12 septembre 1792), à la supérieure, des tarifs et feuilles de retenue pour journées d’hôpital (p. 39). — Lettre du ministre de la guerre Pache (24 décembre), au commissaire ordonnateur de laxvie division militaire, annonçant

qu’à partir du 1er janvier 1793, la masse d’hôpital, fixée par la loi du 11 février 1791 à xv lb. par an etpar homme, restera entièrement à la charge de l’État, etc., etc. (p. 40). — Lettre des hospitalières (25 décembre) au Ministre, demandant qu’une indemnité leur soit accordée pour fourniture de vin et de bière, faite sur l’ordre des chirurgiens-majors et en dehors du cahier des charges souscrit (p. 41). — Lettre du ministre de la guerre, au commissaire-ordonnateur de la xvie division, ordonnant (30 décembre) de porter désormais sur le billet de sortie d’hôpital les à-comptes et secours reçus par les soldats antérieurement à leur entrée (p. 42). — Lettre du même au même (6 janvier 1793), pour la régularité des billets d’entrée et de sortie et pour la discipline et l’ordre dans les hôpitaux (p. 43). — Lettre du commissaire - ordonnateur - adjoint du ministre de la guerre Manchon, à la citoyenne directrice (3 mars 1793), accusant réception de la demandeintroduite par celle-ci le 25 décembre dernier (p. 44). — Lettre de M. Briancourt à la supérieure (7 mars) l’avisant qu’il a demandé au ministre que la journée soit portée à xxiv s. pour la raison ci-dessus (p. 45). — Lettre du même à la même (Il mars), disant qu’elle n’e^ pas recevable à réclamer vi s. des malades qui sortent en convalescence et XL s. des enterrements , ces clauses ne figurant pas sur le marché intervenu (p. 46). — Autre lettre, engageant (13 mars) la supérieure à adresser au Ministre une nouvelle réclamation pour obtenir une augmentation de us. par journée (p. 47). — Lettre des supérieure, directrice et hospitalières, au commissaire des guerres (s. d.), au sujet du trop bas prix convenu en 1791, en raison de la cherté excessive des denrées. Le vin, qui coûtait cxl lb., coûte actuellement ccccl et d lb.; la viande est passée de vu s. vi d. à xvn s. vi d., et toutes les denrées de même. Il conviendrait donc de payer xnv s. de la journée (p. 48). — Lettre des hospitalières au Ministre exposant leur situation (18 mars 1793) ; bien que le marché de 1791 ne stipulât que la bière comme boisson, on a distribué du vin à tous les malades, sur l’ordre des inspecteurs généraux qui ont d’ailleurs promis une indemnité; si cette indemnité n’était pas accordée, les religieuses se verraient dans l’impossibilité de continuer. Attestations des majors et des officiers municipaux (p. 49). — Lettre de M. de Briancourt (24 mars), informant qu'il a transmis la réclamation ci-dessus et qu’il maintiendra le traité existant relativement à la viande, pourvu que celle-ci soit de première qualité (p. 50). — Lettre du même (16 mai) réclamant des pièces justificatives des dépenses (p. 51). — Lettre adressée (28 mai) par les hospitalières

aux citoyens Carnot et Duquesnoy, représentants de la Nation près des armées du Nord et des Ardennes, les suppliant de prendre en considération la pétition précédente; le service est devenu impossible, parce que les créanciers se refusent à fournir, l’Hôpital ne pouvant faire face à sa dépense (p. 52). — Lettre des représentants Lesage-Senault et Carnot au citoyen Olivier, commissaire-ordonnateur (13 juin), recommandant de veiller avec soin à la radiation immédiate des contrôles des hommes morts à l’Hôpital, et de remettre immédiatement dans les arsenaux leurs effets d’armement et d’équipement (p. 53). — Nouvelle lettre de la supérieure (s. d.) au Ministre, réclamant avec instance l’indemnité promise par les inspecteurs pour le vin qui est distribué au lieu de bière (p. 54). — Nouvelle lettre de la supérieure au Ministre (15 juin),- rappelant les nombreuses réclamations relatives à l’obtention d’une indemnité pour le vin qui a été fourni en dehors du contrat. Elle demande également de faire porter à xliv s. le prix de la journée, vu la cherté des denrées, ou à xxxvi s., vin non compris (p. 55). — Lettre de M. Briancourt, enjoignant (16 juin) à la supérieure d’avoir à établir ses feuilles de journées d’après les prix portés sur le marché qui la lie vis-à-vis de l’administration militaire (p. 56). — Lettre des administrateurs et du directeur de l’Hôpital militaire (16 juin) au Ministre, réclamant aussi l’augmentation de la journée sur le pied de xliv s., vin compris, ou xxxvi s. vin non compris (pp. 57-58). — Nouvelles instructions de M. Briancourt (19 juin) pour l’établissement des feuilles de journées (p. 59). — Lettre du receveur Dufour, adressée à M. Briancourt (20 juin) , faisant connaître que, dans les conditions actuelles, il est impossible de continuer le marché conclu (p. 60).

G. 3. (Liasse.) — 23 pièces, papier.

1 Î5 S - 133I3* — Plaintes de la supérieure et des hospitalières de S*-Louis (9 décembre 1792) adressées à l’administration municipale, contre deux soeurs qui ne veulent « plus se soumettre ni connoître aucune subordination, se répandant en invectives et en mauvais propos devant les supérieure et autres. » — Denuncq, supérieure, Bernardine Duquesnoy, Anne - Marguerite Deruelle, Constance Demay, Catherine Pinset, Anne- Bertine Willin, Joseph Permeke, Marie-Anne Hermary, M. -Louise Lagnicz, Françoise Courcy (?) (p. 1). — Etat des gages et nourriture du portier et des infirmiers de l’ambulance des Sans-Culotte qui ont fait le service de l’Hôpital Républicain (1er novembre 1793), depuis le 21 Pas-de-Calais. — Archives Hospitalières. St-Omer.

octobre dernier : xeix journées à une lb. soit xeix livres ; certificat de la directrice Constance Demay et du commissaire des guerres Dumont (p.2). — Note signalétique sur P. -Fr. Doncre, infirmier, entré le 8 octobre 1785 (p. 3). — Demande de deux infirmiers supplémentaires, introduite (21 septembre 1793) par la directrice Constance Demay et le commissaire Dumont (p. 4). — Lettre du commissaire-ordonnateur-adjoint de la xvie division, avisant (25 pluviôse an II) la supérieure qu’il demande au commissaire des guerres Bellannoy des éclaircissements sur les gages et la nourriture des infirmiers (p. 5). — Lettre accompagnant (9 juin 1792) l’envoi fait par M. Briancourt, à la supérieure de Sl-Louis, d’un exemplaire de la loi relative aux hôpitaux*sédentaires. La supérieure continuera d’avoir la direction de l’Hôpital, mais elle sera comptable envers les régisseurs. Les officiers de santé seront les sieurs Biron, André, Lenoir et Guinet (p. 6). — Liste des servants (21 décembre 1793) envoyés à l’Hôpital Républicain (p. 7). — Ordre signifié de Morin-la-Montagne (S‘-Omer), le 14 du 2mo mois de la 2“e année de la République, une, indivisible et impérissable (4 novembre 1793), par l’un des directeurs d’hôpitaux ambulants, au citoyen Gosseau, portier de l’Hôpital Républicain, d’avoir à cesser ses fonctions le même soir, ainsi que tous les infirmiers de la division de S‘-Bertin, après avoir pris un exeat de la directrice et avoir prévenu le citoyen Dubois, chirurgien, qui pourvoiera à l’occurence. Ils se rendront le lendemain de bonne heure, à l’abbaye ci-devant de Sl-Bertin, aux ordres du citoyen Sanson, directeur de l’hôpital des Sans-Culotte (p. 8). — État des dépenses faites (juillet 1754) par la supérieure, en toiles et laines, pour les lxxii lits anciens fournis par la Ville, et pour les xix nouveaux : dcccx lb. xvjii s. — (p. 9). — Billet de sortie de l'Hôpital (1763), de Jean Talbot, dit Lafleur (p. 10). — État des denrées fournies par l’hôpital des Récollets de Sl-Omer (1788), à xlii hommes évacués sur Bergues, Aire et Calais, montant à xxxii lb. xvi s. iii d., à rembourser par l’Hôpital S*-Louis. Quittance du sieur Sallambier (p. 11). — Etat de journées d’hôpital (s. d.), montant à xxxivmdv journées, soit lxmcdxvi lb. (p. 12). — Etat de ce qui reste du à l’hôpital (s. d.) pour vin donné aux malades, frais d’imprimés, blessés de l’armée du Nord et infirmiers, montant à xi*'dcclxxxvi lb. xvm s., depuis le mois d’octobre 1791 jusqu’au mois d’avril 1793 (pp. 13-14). — Dépenses de funérailles de J. -P, Bonnet, officier au 67e régiment d’infanterie, mort le 17 septembre 1793 (p. 17). — Gages payés aux portier et infirmiers de l’ambulance des Sans-Culotte qui ont fait, en

1793, le service de l’Hôpital Républicain (p. 18). — Certificat fourni par Constance Demay (2 frimaire an II), pour le sabre du citoyen Jean Rousseau qui a été égaré. Ordre du sieur Bellannoy d’en fournir un autre (p. 19).

— Autorisation donnée par les administrateurs de l’Hôpital Républicain, les sieurs de Lespine et de Renty, de payer xxx lb. au sieur Cobert, pour quinze jours de travail employés à dresser des états des soldats malades (p. 20). — Quittance fournie aux administrateurs (4 novembre 1793), par les héritiers de J.-B. Toupcnas, décédé à l’Hôpital (p. 21). — Achat par l’Hôpital (3 juillet 1782), moyennant vihdccccxviii lb. xv s. payables en neuf années, de lits et fournitures de lits actuellement existants dans l’Hôpital, dans les salles Notre-Dame, S‘- Louis, St-Charles, S‘-François, S^Julien, S^Sauveur, du Calvaire et salle des galeux, appartenant précédemment à la Ville (p. 22). — État des armes des militaires décédés (25 septembre 1793) à l’Hôpital (p. 23).

G. 4. (Liasse.) — 32 pièces, papier.

1 988-1 993. — État d’évacuation (20 septembre 1788) sur Aire, de vni soldats des régiments d’Aunis, duc d’Angoulême, Boulonnois, signé par la sœur Delgery et l’abbé de Briancourt (pp. 1-2). — Évacuation (m. d.) sur Calais, de n soldats des régiments de Conty et Royal-Auvergne (pp. 3-4). — Evacuation sur Bergues (m. d.) de iv soldats des régiments de Vintimille et Chasseurs-des-Évêchés (pp. 5-6). — Évacuation (22 septembre) sur Aire, de vu soldats des régiments du duc d’Angoulême et de Boulonnois (pp. 7-8). — Evacuation (m. d.) sur Calais, d’un soldat du régiment Dillon (p. 9).

— Évacuation (m. d.) sur Calais, de xi soldats des régiments de Flandres, Colonel-général, Condé et Vintimille (pp. 1011). — Évacuation sur Calais (24 septembre) de x soldats des régiments Dillon (pp. 12-14). — Evacuation (7 août 1793) sur Amiens, de xlvii soldats appartenant à différents régiments (p. 15). — Évacuation de xlvi soldats (11 septembre 1793) sur l’hôpital de....: {en blanc) (p. 16). — Évacuation sur Hesdin (29 septembre), de xxix soldats (p. 17). — États de journées de malades depuis le mois de janvier 1791 jusqu’en septembre 1793 (pp. 18-26). — « État des journées de canonniers, bom-

bardiers et mineurs qui restoient à l’hôpital du Roy de

Sl-Louis, à Sl-Omer » (la date n’est pas indiquée

(p. 27). — États des hommes du 12me régiment d’infanterie,reçus à l’Hôpital, pendant les trois premiers mois de 1793 (p. 28). — État des xx Hollandais réfugiés (4 février 1788) malades, reçus à l’Hôpital dans la salle S‘-Julien (p. 26). — État des xii Hollandais, malades à l’Hôpital, le 18 février suivant (p. 30). — État des journées d’hôpital des Hollandais réfugiés, malades ; pour février 1788, lxvi journées soit lxxii lb. xii s. (p. 31). — État d’invalides entrés à l’Hôpital (1792), pour la pension militaire annuelle de ccxxxiv lb. xvi s. vi d. Signé : M. Constance (p. 32).

G. 5. (Registre.) - In-folio; 145 feuillets, papier.

I 98-1- B 993* — « Registre aux dépôts.» — Registre concernant les deniers provenant de traitement des soldats malades et autres causes, déposés au coffre à deux clefs reposant à l’hôpital de S‘-Louis, tant par la supérieure dépositaire d’une clef que par le receveur dudit hôpital, chargé de l’autre clef, le tout par ordre de MM. les gouverneurs et administrateurs dudit hôpital. — Reçu du sieur Legrand, trésorier (16 juillet 1784) xxvimcciii lb. xviii s. x d. On y prélève xux lb. vi s. pour xxvii jours de pension de M. Stuart, ancien capitaine au régiment Écossais d’Ogelvy, jusqu’au 27 mars 1782, jour de son décès. — Autres sommes reçues à diverses époques. — Vérification de la caisse par les administrateurs (27 décembre 1792). — Décharge donnée au receveur Dufour, sur sa demande, des sommes en caisse. 11 remet sa clef à ceux-ci (15 vendémiaire an II). — Dépôt (12 nivôse an II) d’une somme de xviiP'dccli lb. vin s. provenant de la cession de fournitures et effets à l’Hôpital Républicain (f°5 1-4).

« Argent retiré du coffre par le receveur de l’Hôpital, pour subvenir aux charges,» du 16 juillet 1784 au 3 ventôse an II (fos 70-72).

« Argcns retiré du coffre par la supérieure de l’Hôpital, pour subvenir aux dépenses des nourritures, etc., » du 24 novembre 1784 au 13 prairial an III. — Achat de drogues pharmaceutiques, à Dunkerque (août 1788), niMlb. (fos 120-123). Le reste du registre est demeuré blanc.

ARRAS, IMP. DE LA SOCIÉTÉ DU PAS-DE-CALAIS, P.-M. LAROCHE, DIRECTEUR, RUE D’AMIENS, 41 ET 43.

Département du Pas-de-Calais

INVENTAIRE SOMMAIRE

DES

HOPITAL SAINT- JE AN

SÉRIE A

ACTES DE FONDATION. — CONFIRMATIONS. — PRIVILÈGES. ETC

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